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	<title>Propos recueillis par Sandra Rabearisoa, auteur/autrice sur Bright News Madagascar</title>
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	<title>Propos recueillis par Sandra Rabearisoa, auteur/autrice sur Bright News Madagascar</title>
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	<item>
		<title>Toto Raharimalala Marie Lydia : « L’égalité entre les femmes et les hommes est un moteur de développement et de paix »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Propos recueillis par Sandra Rabearisoa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 07:56:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/toto-raharimalala-marie-lydia-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-est-un-moteur-de-developpement-et-de-paix/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes ce 8 mars, Toto Raharimalala Marie Lydia, actuelle Coordonnatrice du RF-EFH Réseau Francophone pour l&rsquo;égalité femme-homme, a accepté d’accorder une interview exclusive à Bright News Madagascar. Elle aborde la situation de la Grande île en matière d’égalité des genres, notamment les avancées et les défis à relever dans différents secteurs, notamment ceux liés au changement climatique qui exposent les femmes à certaines réalités. Elle parle également de l’évènement Beijing+30 qui commémore le 30<sup>ème</sup> anniversaire de la quatrième conférence mondiale sur les femmes  et de l’adoption de la déclaration et du programme d’action de Beijing en 1995. Enfin, elle lance un vibrant appel à l’action pour garantir une égalité réelle et effective entre les femmes et les hommes. Interview !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bright News Madagascar (BNM) : En tant que militante pour l’égalité femmes-hommes, quel est votre constat par rapport à la situation à Madagascar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La situation à Madagascar est marquée par des avancées et de profondes inégalités. Si des progrès ont été réalisés en matière de reconnaissance des droits des femmes, notamment grâce aux efforts de la société civile et à certains engagements internationaux, des blocages persistent. Madagascar n’a toujours pas ratifié le Protocole de Maputo, un texte clé pour la protection des droits des femmes en Afrique. Par ailleurs, la réalité sur le terrain reste alarmante : la sous-représentation des femmes dans les instances décisionnelles demeure une barrière majeure à l’égalité, tant en politique que dans l’économie. Plus inquiétant encore, l’assassinat récent d’une jeune maire de 33 ans, engagée pour le changement, illustre la violence et les résistances auxquelles les femmes leaders sont confrontées. Les violences basées sur le genre restent omniprésentes, et l’accès des femmes à l’éducation et aux opportunités économiques demeure limité, notamment en milieu rural. Face à ces défis, il est impératif d’adopter des politiques plus ambitieuses et des mesures concrètes pour accélérer le changement et garantir une véritable égalité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Pourquoi ce choix d’intégrer le Réseau Francophone pour l&rsquo;Égalité Femmes-Hommes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mon engagement au sein du Réseau Francophone pour l&rsquo;Égalité Femmes-Hommes découle d’une conviction profonde : l’égalité femmes-hommes est une condition indispensable au développement durable. Cette égalité passe avant tout par l’éducation, la rétention des filles à l’école et l’autonomisation des filles et des femmes, autant de leviers essentiels pour leur émancipation. En tant que Présidente de l’antenne FAWE (Forum des éducatrices africaines) à Madagascar, j’ai toujours œuvré pour promouvoir l’éducation des filles, convaincue qu’elle constitue la clé du progrès. J’ai également eu l’honneur d’être parmi les membres fondatrices du Réseau Francophone pour l&rsquo;Égalité Femmes-Hommes en 1994, sous l’égide du Secrétaire Général de l’OIF de l’époque, M. Abdou Diouf. La Francophonie, avec sa diversité culturelle et ses valeurs de solidarité, représente un levier puissant pour faire avancer cette cause. En rejoignant ce réseau, mon objectif était de contribuer à un cadre de coopération où les expériences et les bonnes pratiques sont partagées entre les différentes organisations/associations œuvrant pour la promotion des droits des filles et des femmes dans les pays membres. Ensemble, nous pouvons accélérer les transformations sociales et politiques nécessaires pour garantir un réel équilibre entre les sexes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : En cette célébration de la Journée mondiale pour les droits des femmes, quelles sont les étapes franchies par Madagascar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Madagascar a enregistré des avancées significatives en matière d&rsquo;égalité des sexes, notamment par l&rsquo;adoption de lois visant à protéger les femmes contre les violences et à promouvoir leur participation à la vie publique. Cette évolution s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une prise de conscience collective accrue, soutenue par de nombreuses initiatives des associations telles que CNFM, VMLF, Nifin’akanga…et des initiatives locales favorisant l&rsquo;émancipation des femmes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des progrès notables ont été réalisés dans la représentation féminine au sein des institutions clés. Par exemple, Christine Razanamahasoa a marqué l’histoire politique en devenant la première femme présidente de l’Assemblée nationale en 2014 puis réélue au même poste en 2019. De plus, la présence de femmes ministres a atteint 25,7 % à certaines périodes, avec 9 portefeuilles sur 35 détenus par des femmes. Cependant, la représentation féminine au Sénat a connu une baisse, passant à seulement 11,1 % en 2024, avec 2 femmes sur 18 sénateurs.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au-delà du domaine politique, les femmes malgaches occupent des postes à responsabilité dans divers secteurs. Elles sont présentes en tant que chercheuses au sein des universités, dirigeantes d&rsquo;entreprises et leaders communautaires, contribuant activement au développement du pays. Le Ministère de la Population et des solidarités va adoper sa politque genre cette année, en addition de toutes les autres lettres de politiques validées depuis à Madagascar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Malgré ces avancées, l&rsquo;application effective des lois demeure un défi majeur. Il est essentiel de renforcer les mécanismes de suivi et d&rsquo;évaluation des politiques de genre pour garantir des résultats concrets et durables. (…)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : À votre avis, que faudrait-il améliorer afin d’obtenir plus de résultats en termes d’autonomisation des femmes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a trois axes essentiels à renforcer. L’éducation et la formation professionnelle : garantir aux filles et aux femmes un accès équitable à une éducation de qualité et à des formations adaptées au marché du travail est un levier incontournable.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’autonomisation économique : il faut favoriser l’accès des femmes aux financements, encourager l’entrepreneuriat féminin et développer des politiques inclusives pour qu’elles puissent prospérer économiquement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’engagement politique et institutionnel : augmenter la représentation des femmes dans les instances décisionnelles est une priorité. Cela passe par des mesures comme la parité en politique et la mise en place de quotas pour favoriser leur participation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Vous avez particulièrement marqué la scène politique à Madagascar par vos multiples engagements. Quel regard portez-vous sur la participation des femmes dans les secteurs clés comme la politique ou l’économie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les femmes malgaches sont dynamiques et engagées, mais elles restent encore marginalisées dans les secteurs clés. En politique, même si des progrès ont été faits, nous sommes encore loin de la parité. La culture politique et les stéréotypes de genre freinent leur ascension. Dans l’économie, les femmes jouent un rôle essentiel, notamment dans l’agriculture et le commerce, mais elles rencontrent des difficultés d’accès aux ressources, aux financements et aux marchés. Il est impératif de mettre en place des mesures incitatives pour qu’elles puissent pleinement contribuer au développement du pays.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Pourriez-vous nous parler de l’événement Beijing+30 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Beijing+30 marque le trentième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin, adoptés en 1995 lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Cet événement sera une occasion majeure d’évaluer les progrès réalisés à l’échelle mondiale en matière d’égalité des sexes et d’identifier les défis persistants. Madagascar, comme d’autres pays, devra rendre compte des avancées effectuées et des actions mises en place pour atteindre les objectifs définis.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cependant, un défi majeur qui ne peut être ignoré est l’impact du changement climatique sur les femmes malgaches, en particulier celles vivant dans les régions les plus vulnérables. Dans le sud du pays, la sécheresse prolongée a entraîné des crises alimentaires sévères, forçant de nombreuses familles à migrer vers le nord en quête de meilleures conditions de vie. Cet exode expose les femmes et les jeunes filles à des dangers accrus : violences sur les routes, exploitation, et difficultés d’intégration dans les communautés d’accueil, où elles font souvent face à la méfiance et à une non-acceptation des populations locales.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Face à ces défis, il est impératif d’intégrer des solutions innovantes dans nos stratégies pour l’égalité des sexes. Cela passe par des programmes de résilience climatique ciblant les femmes, des politiques inclusives d’aménagement du territoire pour mieux gérer les flux migratoires internes, ainsi que des initiatives favorisant l’autonomisation économique des femmes déplacées. Beijing+30 est une opportunité unique pour renforcer notre engagement et promouvoir des actions concrètes, adaptées aux réalités actuelles, afin d’assurer un avenir plus juste et équitable pour toutes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quelles sont les perspectives d’avenir pour Madagascar en matière d’égalité des genres ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les perspectives d’avenir en matière d’égalité des genres à Madagascar reposent sur un engagement renforcé des autorités, de la société civile et des partenaires internationaux. Il est impératif d’adopter une approche globale et coordonnée pour accélérer les progrès et garantir que les droits des femmes ne soient plus seulement des principes inscrits dans les textes, mais une réalité tangible dans tous les aspects de la société.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tout d’abord, des réformes législatives ambitieuses doivent être mises en place pour combler les lacunes existantes, notamment en matière de protection contre les violences basées sur le genre, d’égalité salariale et de représentation des femmes dans les instances décisionnelles. Cependant, la simple adoption de lois ne suffit pas : leur mise en œuvre effective et leur suivi rigoureux restent des défis majeurs. Il est donc essentiel de renforcer les mécanismes de contrôle et d’évaluation, en s’appuyant sur des institutions indépendantes et sur la mobilisation de la société civile.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par ailleurs, l’intégration du genre dans toutes les politiques publiques doit devenir une priorité transversale. Que ce soit dans l’éducation, l’économie, l’environnement ou la gouvernance, il est fondamental de garantir une prise en compte systématique des besoins et des réalités des femmes et des filles. Cela inclut le développement de politiques de soutien aux entrepreneures, la promotion d’un accès équitable aux ressources économiques et aux financements, ainsi que la valorisation des femmes dans les secteurs stratégiques tels que la technologie, la recherche et la politique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De plus, le changement climatique, qui impacte particulièrement les femmes, doit être intégré dans ces réflexions. Il est crucial de développer des solutions adaptées, notamment en renforçant la résilience des communautés rurales, en facilitant l’accès des femmes aux innovations agricoles et en leur offrant des opportunités économiques alternatives face aux crises environnementales.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Enfin, pour construire une société où les femmes ont pleinement leur place et où les inégalités ne freinent plus leur potentiel, il est indispensable de miser sur l’éducation et la sensibilisation dès le plus jeune âge. Lutter contre les stéréotypes de genre, encourager l’accès des filles aux filières scientifiques et techniques, et promouvoir des modèles féminins inspirants sont des leviers puissants pour un changement durable. (…)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quel est votre message à l’occasion de la Journée du 08 mars ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mon message est un appel à l’action : nous devons transformer les engagements en réalités tangibles. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de justice sociale, c’est aussi un moteur de développement et de paix. J’encourage toutes les femmes à croire en leur potentiel, à s’engager dans la vie publique et économique, et j’appelle les décideurs à redoubler d’efforts pour garantir un monde plus juste et plus équitable.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RESUME DE SON PARCOURS </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Toto Lydia Raharimalala a déjà occupé de nombreux postes à responsabilité au sein de l’administration malgache, notamment celui d’ancienne Ministre de l&#8217;emploi de l&rsquo;enseignement technique et de la formation professionnelle (2016-2018). Ancienne députée de Madagascar, elle fut en même temps Présidente de la commission genre et caucus des femmes parlementaires de Madagascar (2014-2019).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sortante de l’IIPE UNESCO PARIS (Institut International de Planification de l’Education), elle est diplômée d’un Master 2.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elle est aussi titulaire d’un DESS en Développement Local et gestion de Projets à l’Université d’Antananarivo DEGS et  de l’Université Pierre Mendès France, Toulouse en 2005.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sortante de l’Ecole Normale Supérieure, elle a déjà pratiqué en tant qu’enseignante. D’ailleurs, elle est Professeure certifiée d’Anglais. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par ailleurs, elle a été membre de plusieurs associations œuvrant pour la participation des femmes au développement : FAWE, VMLF, REFAMP, CNFM,&#8230;</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La slameuse Caylah au Slamouv (Brazzaville) : « Peu importe ce qui se passe dans notre pays, continuons de briller »</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/la-slameuse-caylah-au-congo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Propos recueillis par Sandra Rabearisoa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2024 07:50:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous les projecteurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un rendez – vous sous le signe de l’émotion. La<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/la-slameuse-caylah-au-congo/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un rendez – vous sous le signe de l’émotion. La 3<sup>ème</sup> édition du festival Slamouv a démarré officiellement hier, 17 avril, à Brazzaville, au Congo sous le thème « oser l’impossible ».  Madagascar est représenté par la slameuse Caylah qui fait partie des 25 artistes venus de 9 pays d’Afrique et d’Europe. Dans une interview exclusive accordée à Bright News Madagascar depuis la capitale congolaise, Caylah, de son vrai nom Razanadranto Landy Cathia nous a confié ses premiers ressentis par rapport à cet évènement. Sa participation à ce festival de poésie urbaine a été rendu possible grâce à Mariusca Mukenga, Directrice du festival Slamouv qu’elle qualifie de « sœur de cœur ».</p>
<p style="text-align: justify;">« J’ai été sollicité car j’ai un public congolais, pour les gens d’ici je fais partie des meilleurs slameurs d’Afrique et je suis la référence du slam à Madagascar », explique – t – elle. Des spectacles, des rencontres et des formations sont au programme de cet évènement qui celèbre le brassage culturel et la musique africaine contemporaine. Depuis son arrivée, Caylah a pu assister à la cérémonie d’ouverture et aux représentations de ses confrères et consœurs des certains pays comme l’Haïti. Ce territoire de la région Amérique et Caraïbes qui est aujourd’hui en proie à de grandes violences.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-466 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/04/Slameuse-Congo.jpg" alt="" width="2048" height="1366" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/04/Slameuse-Congo.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/04/Slameuse-Congo-300x200.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/04/Slameuse-Congo-1024x683.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/04/Slameuse-Congo-768x512.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/04/Slameuse-Congo-1536x1025.jpg 1536w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fierté </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Caylah montera sur scène à l’institut français de Brazzaville, le samedi 20 avril. Déjà une habituée de la scène internationale, et en particulier africaine, elle ne peut s’empêcher de s’émouvoir à chacune de ses représentations. « Les représentations sur le continent sont toujours magiques car je me sens chez moi. Le public est accueillant, chaleureux », se réjouit – elle avant d’ajouter que « Madagascar a sa place et est considéré. Je suis fière de pouvoir être ce pont entre le grand continent et Madagascar dans ce genre de manifestation ».</p>
<p style="text-align: justify;">Elle se dit également contente de retrouver les slameurs qu’elle connaissais déjà, d’autres qu’elle n’a jamais rencontré mais avec qui elle a toujours eu une connexion et de découvrir de nouveaux talents. « Peu importe ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui, continuons de briller pour ramener la lumière partout où l’on va », soutien Caylah avant de conclure : «je reste Madagasikara. Je suis mon île. Je suis fière d’être Malagasy ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après ce rendez-vous au Congo, Caylah mettra le cap sur Mayotte pour prendre part au festival « Reska Ni Kalamu ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Elisoa Cynthia : Les confidences d’une Malgache en Moldavie</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/interview-moldavie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Propos recueillis par Sandra Rabearisoa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Apr 2024 13:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous les projecteurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Solaire, optimiste, pleine de vie, toujours le sourire aux<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/interview-moldavie/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-277 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Moldavie.jpg" alt="" width="1536" height="2048" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Moldavie.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Moldavie-225x300.jpg 225w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Moldavie-768x1024.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Moldavie-1152x1536.jpg 1152w" sizes="(max-width: 1536px) 100vw, 1536px" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Solaire, optimiste, pleine de vie, toujours le sourire aux lèvres ! Elisoa Cynthia, plus connue à travers ses fameuses « Chroniques d’Elisoa » sur Facebook, renvoie l’image d’une jeune femme épanouie et très sure d’elle.  Mais en parcourant soigneusement ses chroniques, Elisoa y raconte son parcours de vie semé d’embuches, son quotidien en Moldavie où elle réside actuellement, ses tourments, ses incertitudes mais aussi ses joies, ses réussites et surtout ses rêves. Les internautes malgaches ont également pu la (re)découvrir grâce à sa participation au télécrochet « The Voice Roumanie » en 2023. Elle compte aujourd’hui 18 000 followers. A travers ces quelques lignes, elle a accepté de se confier sur plusieurs sujets qui lui tiennent à cœur. Voici les confidences d’une malgache en Moldavie ou la Moldave de Madagascar. Interview !</strong><strong> </strong></p>
<p><span id="more-261"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bright News Madagascar : Tout d’abord, pourriez – vous nous parler un peu de vous et de ce qui vous a conduit en Moldavie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Elisoa Cynthia (E.C.) :</em></strong><em> Je suis Elisoa Cynthia REFANAHARIVOLA, une Malgache de 18 ans+ 12 années d’expérience. Me décrire me donne toujours du fil à retordre mais on va dire que je suis storyteller. Je suis coordonnatrice de traitement dans une clinique stomatologique, je chante, j’écris et je suis actrice à mes heures perdues. Comment je suis arrivée en Moldavie ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’ai travaillé dans une société italienne à Madagascar. Nous avons eu l’occasion de participer à une foire au Japon pour présenter des épices de luxe de Madagascar. J’ai rencontré un Moldave, qui présentait également des produits de son pays. Le destin a fait que nous soyons tombés amoureux. Ce qui m’a fait prendre la décision de partir en 2020.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Vous avez – acquis une certaine notoriété sur les réseaux sociaux. Est – ce que vous vous décririez comme une « influenceuse » ou vous sentez – vous investie d’une autre mission ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je me considère comme un storyteller. C’est ma plus grande passion, je suis convaincue que nos histoires nous rassemblent. Et comme je suis passionnée par l’écriture depuis petite, mon voyage en Moldavie ou plutôt ma solitude m’a donné cette envie de me créer des amitiés virtuelles. C’est ainsi que j’ai commencé à raconter mon histoire sur la page Les Chroniques d’Elisoa en septembre 2020. Écrire de long texte sur les réseaux n’est pas évident, car personne n’a le temps et le temps d’attention est court. Toutefois avec ma persévérance, je compte aujourd’hui environ 18000 abonnés. Si je me sens investie d’une mission ? Celle de vivre une vie de sens, d’écrire des textes qui sauront traverser le temps. J’ai la folle envie que les gens se sentent moins seuls en me lisant. Et surtout de crier sur tous les toits que la vie est belle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quelles sont les raisons qui ont motivé ce choix de partager des publications très personnelles ? Quel a été le déclic ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C :</em></strong><em> Mmh, je suis très scolaire, enfin j’ai été une bonne élève et j’aime procéder de manière réfléchie. Je voulais parler de sujet que je maîtrise. Et quoi de mieux que mon expérience personnelle ? Quand je parle de mon expérience, il n’y a pas de place pour le débat. Je ne fais qu’exposer des faits sous mon points de vue. Le déclic ? L’envie de guérir mes traumatismes d’enfance. Puisque mon écriture engagée, elle est pleine de sens, en tout cas, pour moi. Je pense à chaque mot et je m’exprime avec intention.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : A priori, vous insistez sur des valeurs comme la persévérance, l’optimisme et la bienveillance dans vos publications. Est – il facile de véhiculer ce genre de message au sein d’une société malgache très encline aux préjugés et aux stéréotypes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>Je souris en lisant cette question… Je pense que la société Malgache est tout simplement en pleine quête d’identité. C’est une société qui veut oser mais qui a peur des autres mais quand on y réfléchit, les autres aussi pensent la même chose. Donc à la fin c’est un serpent qui se mord la queue. Je n’ai rien inventé de ce que je partage, je veux dire par là que ce sont nos valeurs Malgaches même que je mets en relief : le fihavanana, fahendrena, fifankatiavana… C’est ça que j’essaie de transmettre dans mes textes. Ma mère disait souvent :”Ny zanaka mahay, hendry” ou l’enfant intelligent est sage. Je crois en l’idée véhiculée par la sagesse Malgache. Non ce n’est pas facile, mais ce n’est pas non plus impossible. La preuve, j’ai une petite communauté qui, j’ose espérer, partage les mêmes valeurs que moi.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Comment êtes – vous perçue en tant que Malgache en Moldavie ? Aviez – vous eu des difficultés à s’intégrer ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>Je dis souvent, et je le répète que mon intégration a été un travail d’équipe. 50% viennent de moi et le reste vient des Moldaves. Aujourd’hui on m’appelle “Moldoveanca din Madagascar “ ou la Moldave de Madagascar. Ça en dit long. Je suis entièrement intégrée, mais surtout impliquée dans la société Moldave.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quelle opinion les Moldaves ont – il de Madagascar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>Je ne sais pas ce qu’ils pensent de Madagascar, mais de moi je sais qu’ils me trouvent solaire et respectueuse. Et j’aime à penser qu’ils pensent la même chose de Madagascar. Ça sonne prétentieux peut-être mais je veux vraiment être l’exemple du Soatoavina Malagasy.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Selon vous, qu’est &#8211; qui distingue la Grande île d’un pays comme la Moldavie ? Eprouvez – vous une certaine nostalgie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>La philosophie du moramora et surtout l’art de savoir accepter ce qui est. C’est ça qui nous différencie, nous les Malgaches, des Moldaves. Mais sinon nous avons plus de similitudes que de différences.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Dans vos publications, vous partagez vos écrits et n’hésitez par confier vos désirs de devenir écrivaine. Y a – t – il des sujets qui vous tiennent à cœur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>Comme j’écris de plus en plus, je me sens déjà écrivaine. Je suis portée sur l’éducation, la santé mentale et le développement personnel. Et surtout la thérapie par l’écriture.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>9 – Par expérience, est – ce que vous auriez des conseils à partager afin de faire « bon usage » des réseaux sociaux ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>Be you, do you. Ne vis pas dans le regard des autres, existe déjà par toi-même.<strong><img decoding="async" class="alignright wp-image-270 " src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Sans-titre-1-1.jpg" alt="" width="427" height="298" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Sans-titre-1-1.jpg 504w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/Sans-titre-1-1-300x210.jpg 300w" sizes="(max-width: 427px) 100vw, 427px" /></strong> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Votre parcours inspire autant les plus jeunes que les plus âgés, quel message souhaiteriez – vous livrer à l’attention de vos milliers de « followers » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>E.C : </em></strong><em>La vie est belle, oui il y a le soleil, le vent, la pluie… Mais c’est ce qui fait sa beauté. Et surtout n’oubliez pas TOUT passe.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Merci pour vos confidences !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au plaisir</em></p>
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