La célébration de la fête nationale malgache est indissociable avec les fameux « Arendrina» (lampions en papier) qui sont portés par les petits comme les grands pendant le réveillon de l’indépendance. Ces accessoires aux couleurs vives, souvent « Maintso – Fotsy – Mena » (Vert – Blanc – Rouge) du drapeau malgache ont une signification très particulière en cette célébration du 65ème anniversaire du retour de l’indépendance de Madagascar en 2025. En effet, la lumière des lampions est à la fois synonyme de fierté nationale et de forte croyance en un avenir meilleur.
En ce moment, le ciel n’est pas toujours bleu pour les marchands d’« Arendrina », à entendre Razafindrakoto Onja Anjara, qui vit du commerce de ces articles depuis plusieurs années. Son petit stand situé à Analakely n’enregistre plus l’affluence de clients d’antan. « Au cours de ces trois dernières années, nous avons fait face à des difficultés dans la commercialisation de nos articles. Le prix des matières de base que nous utilisons pour la fabrication des « Arendrina » a connu une hausse alors que le nombre des clients ont nettement diminué. Nos produits ont été éclipsés par le « Made in China », déplore – t – elle.
Auparavant, ces marchands n’avaient eu aucun mal à écouler leurs produits pendant toute la période de la fête nationale alors qu’aujourd’hui c’est difficile. « Nous n’arrivons même pas à vendre la moitié des marchandises destinées à la vente pour cette année. Pourtant, nous sommes déjà à la veille du 26 juin », confie la jeune mère de famille. Afin de tenir compte du pouvoir d’achat des clients, les artisans d’ « Arendrina » propose des articles variés qui sont à prix abordables : à partir de 1000 Ariary jusqu’à 4000 Ariary.

Innover pour mieux faire face à la concurrence
Notre interlocutrice, avec l’aide de ses proches, se consacre entièrement aux activités de confection et de commercialisation des lampions. Du coup, plusieurs clients effectuent des commandes auprès d’elle. Dernièrement, le nombre des commandes ont aussi diminué à cause de la baisse de la demande.
Cette marchande et artisan de lampions regrette également la recrudescence de copies chinoises sur le marché et qui leur font de l’ombre. « Par exemple, si pendant une année nous vendons de nouveaux articles qui font partie de nos propres créations. L’année suivante, nous retrouvons les mêmes modèles sur le marché mais qui sont des copies issues de fabrications chinoises ». Malgré cette situation, les marchands de lampions ne baissent pas les bras et multiplient systématiquement leurs créations avec des innovations tous les ans.
« Je lance un vibrant appel au peuple malgache afin de consommer du « Vita Malagasy ». Puisqu’il s’agit de notre fête nationale, soyons solidaires car nous, commerçants, sommes toujours prêts à vous donner de la satisfaction ».

