Elle n’a que 6 ans. Ses capacités intellectuelles – surtout en matière de nouvelle technologie – étonnent pourtant les adultes, en particulier sa propre mère. Elle, c’est Niza Anjaranomena Venancia Amélie. Son premier intérêt et son contact avec un smartphone remonte à ses 8 mois. Durant notre reportage au domicile de ses parents, nous avons rencontré une petite fille timide et réservée avec les yeux toujours plongés dans le téléphone de sa maman qu’elle garde précieusement entre les mains.
« Elle est différente par rapport aux autres enfants. Depuis ses 8 mois, elle sait manipuler un téléphone. Ce qui m’a vraiment intrigué, c’est que même si nous changeons la place des applications comme Youtube, elle arrivait toujours à les retrouver. Des fois nous mettons un mot de passe que ce soit un schéma ou un code en chiffre. Mais une fois qu’elle a vu le code, elle ne l’oublie jamais », confie Niza, sa mère. D’après ses explications, c’est l’enfant elle – même qui a pris l’initiative de manipuler un téléphone dès qu’elle en voit un qui traîne.
Une mémoire oculaire très particulière
A entendre toujours les explications de sa maman, la petite Venancia télécharge elle- même des jeux et des applications dans le smartphone pour pouvoir y jouer. « Pourtant, personne ne lui a appris à le faire », s’étonne sa mère avant d’ajouter qu’« elle est dotée d’une grande mémoire oculaire. Elle n’oublie jamais ce qui passe sous ses yeux ». Tant que sa petite fille fait bon usage du smartphone, sa maman n’entend pas lui imposer de grandes interdictions car « cela pourrait l’aider à étoffer ses connaissances », selon elle.

La maman met néanmoins certaines limites par rapport à la durée d’utilisation du téléphone pour protéger la vue de son enfant. La mère de famille, professeur de français dans un collège d’enseignement général, estime que l’intérêt prononcé de son enfant pour les smartphones n’a aucun impact sur ses notes à l’école. La petite fille – en classe de 12ème – est toujours la première de sa classe. En revanche, elle ne va pas souvent vers les autres mais plutôt le contraire, ce sont ses camarades de classe qui font le premier pas pour jouer avec elle. La petite fille aime bien transmettre et partager ses connaissances avec ses amis.
Sage et docile
Au quotidien, la petite fille est peu bavarde, très docile et calme. « Kanty (très sage), selon une expression de chez nous », souligne sa maman avec fierté. Cette dernière est originaire d’Ambovombe tandis que son père vient d’Andavadoaka, dans le sud. Cinquième d’une fratrie de six enfants, Venancia a deux sœurs et 3 frères. L’enfant a su marcher à 9 mois. En revanche, elle a été un peu en retard au niveau de la parole car n’a su parler que vers 1 an et demi. En termes de nourriture, elle apprécie le riz sans accompagnement et les types d’aliments comme le maïs, le manioc.

Selon toujours sa mère, c’est le genre d’enfant à qui l’on ne répète pas les choses deux fois. « Quand on lui dit de faire quelque chose et qu’on lui explique comment le faire, elle l’exécute de façon immédiate. Venancia est aussi une enfant très câline. Elle n’oublie jamais de nous dire bonjour le matin au réveil et bonne nuit, le soir », confie toujours Niza avec un sourire. Dernièrement, sa fille a aussi développé un nouvel intérêt pour le stylisme. Elle compose elle – même ses tenues vestimentaires.
Malgré une certaine avance et une rapidité en termes d’apprentissage, les parents de Venancia n’envisagent pas de lui faire sauter de classe. « Je souhaite l’éduquer comme les autres enfants en suivant des étapes normales afin de la préserver de toute forme de pression », affirme la mère de famille qui prédit un avenir brillant pour sa petite fille. Plus tard à l’âge adulte, elle souhaite que sa fille intègre une grande organisation internationale.
