Confidences d’un fleuriste : Quand l’homme et les fleurs font bon ménage !

Richard en plein travail au milieu de ses fleurs

Si auparavant la culture et la vente de fleurs sont souvent associées aux femmes, de plus en plus d’hommes s’y mettent. Razafindrakoto Richard figure parmi les membres de la gent masculine qui se sont investis dans ce secteur d’activités. « Cela fait près de 20 ans que je vends des fleurs. Je n’avais pas encore d’enfants quand j’ai commencé et aujourd’hui j’ai déjà deux petits-enfants et je continue mon activité pour faire vivre ma famille », confie ce père de 4 enfants. Très discret sur le montant précis de ses revenus, le fleuriste affirme gagner suffisamment d’argent pour faire vivre sa petite famille.

Avant de se consacrer aux fleurs, Richard a enchainé de nombreux petits boulots. « J’ai déjà été vendeur ambulant de citrons mais je n’arrivais pas à subvenir à mes besoins avec le peu d’argent que je gagnais. J’ai donc décidé de vendre des fleurs et ça me rapporte convenablement de bénéfices pour vivre », nous confie – t – il. Son commerce se trouve en bord de route du côté d’Ambohibao.

La petite boutique compte plusieurs espèces d’anthurium

Aux petits soins

Ce père de famille ne se contente pas de vendre les fleurs, il s’occupe également de leur culture et leur entretien. Richard est aux petits soins avec ses fleurs et applique différents techniques qu’il a appris sur le tas. « Je cultive plusieurs espèces de fleurs. Pour les fleurs à tige, je procède à la mise en terre par la tige ou bouturage, et pour les fleurs à racines, je plante avec les racines ». Initialement, Richard n’avait aucune notion sur le monde des fleurs. Selon ses confidences, un proche qui était fleuriste l’avait embauché pour l’aider dans ses activités. Au fur et à mesure, il a pu acquérir des connaissances et du savoir – faire, puis il a décidé de lancer son propre affaire.

Ce fleuriste tient aussi à satisfaire sa clientèle en proposant une large variété de fleurs comme les roses, les anthuriums, entre autres. Selon ses explications, il lui arrive même de se déplacer à Foulpointe ou à Tamatave, dans l’Est, pour se mettre à la recherche des plantes qu’il ne peut trouver à Antananarivo. Richard donne également des conseils aux amateurs de jardinage dans l’entretien des jeunes pousses de fleurs et vend de l’engrais qui peut aider à la pousse des fleurs. Ses précieux conseils lui permettent d’obtenir de l’argent supplémentaire.

Le papa fleuriste exerce fièrement une activité qui fait vivre sa famille

Grâce à ces activités de fleuriste, Richard a pu louer un petit terrain et construire une maison pour installer sa famille. Plus tard, il rêve d’avoir une propriété avec un grand jardin dans lequel il pourrait appliquer ses talents de jardinier fleuriste.