Nous sommes un jeudi, il est 7 heures du matin. Ce matin-là est un matin comme les autres pour les piétons qui passent aux alentours de l’hôpital HJRA à Ampefiloha, Antananarivo. Mais chaque jour est une opportunité de sauver une vie pour plusieurs commerçants, conducteurs de taxi – bicyclettes, ou encore agents de sécurité travaillant aux environs. Ces personnes travaillent, en effet, à proximité du Centre nationale de la transfusion sanguine (CRTS) situé dans l’enceinte de ce centre hospitalier public. D’après leurs confidences, chacun d’entre eux ont déjà eu l’occasion de faire don de leur sang. « Si c’est encore à refaire, je suis encore prêt à faire don de mon sang », confie R. un commerçant qui veut garder l’anonymat. Nombreux sont les proches de personnes victimes d’accident ou de malades ayant un besoin urgent de transfusion sanguine qui font appel à ces donneurs qui ne sont pas des membres de la famille des patients.
Les besoins en matière de poches de sang sont quasi – quotidiens au niveau de l’hôpital HJRA. Pour les malades qui ont besoins de transfusion sanguine, ce sont les proches qui effectuent des dons dans la plupart des cas. Si jamais les besoins sont plus élevés, les proches font appel à des donneurs extérieurs. C’est dans cette situation qu’ils recourent aux donneurs volontaires souvent trouver dans les coins de rue.
Identification
Bien que les donneurs soient souvent choisis au grand hasard, chacun d’entre eux doit obligatoirement se munir de la carte d’identité nationale. Les informations à leur sujet permettent de savoir à quel moment remonte le dernier don de sang effectué. D’après les confidences de certaines sources rencontrées sur les lieux, il y aurait également des personnes qui demandent une rémunération en contrepartie de leur sang. Néanmoins, ces donneurs sont moins nombreux et ne peuvent pas le faire trop fréquemment. En effet, un homme ne peut faire don de son sang que tous les quatre mois contre trois mois pour les femmes.
Normalement, une poche de sang utilisé doit être immédiatement remplacé par une autre poche de sang. La transfusion de sang auprès d’un malade doit être précédée d’une analyse. Alors que la transfusion sanguine est gratuite dans un centre hospitalier public, une poche de sang coûterait environ 85 000 Ariary dans un centre de santé privé.
| Les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé Être en bonne santé. Tel est la principale condition pour être un donneur selon les critères de l’Organisation Mondiale de la Santé. L’OMS ajoute d’autres éléments comme l’âge, le poids, etc. En principe, un donneur doit être compris entre la tranche d’âge de 18 à 65 ans et peser au moins 50kg. Il existe toutefois quelques exceptions dans certains pays. Concernant l’état de santé, une personne qui s’est fait tatouée ou a fait un piercing ne peut faire don de son sang que 6 mois après son intervention. « Si le piercing a été effectué par un professionnel de la santé agréé et que l’inflammation s’est complètement résorbée, vous pouvez donner du sang après 12 heures », précise toutefois l’organisation. Le donneur doit également se soumettre à un test pour savoir son taux d’hémoglobine, entre autres. |
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