Un rendez – vous sous le signe de l’émotion. La 3ème édition du festival Slamouv a démarré officiellement hier, 17 avril, à Brazzaville, au Congo sous le thème « oser l’impossible ». Madagascar est représenté par la slameuse Caylah qui fait partie des 25 artistes venus de 9 pays d’Afrique et d’Europe. Dans une interview exclusive accordée à Bright News Madagascar depuis la capitale congolaise, Caylah, de son vrai nom Razanadranto Landy Cathia nous a confié ses premiers ressentis par rapport à cet évènement. Sa participation à ce festival de poésie urbaine a été rendu possible grâce à Mariusca Mukenga, Directrice du festival Slamouv qu’elle qualifie de « sœur de cœur ».
« J’ai été sollicité car j’ai un public congolais, pour les gens d’ici je fais partie des meilleurs slameurs d’Afrique et je suis la référence du slam à Madagascar », explique – t – elle. Des spectacles, des rencontres et des formations sont au programme de cet évènement qui celèbre le brassage culturel et la musique africaine contemporaine. Depuis son arrivée, Caylah a pu assister à la cérémonie d’ouverture et aux représentations de ses confrères et consœurs des certains pays comme l’Haïti. Ce territoire de la région Amérique et Caraïbes qui est aujourd’hui en proie à de grandes violences.

Fierté
Caylah montera sur scène à l’institut français de Brazzaville, le samedi 20 avril. Déjà une habituée de la scène internationale, et en particulier africaine, elle ne peut s’empêcher de s’émouvoir à chacune de ses représentations. « Les représentations sur le continent sont toujours magiques car je me sens chez moi. Le public est accueillant, chaleureux », se réjouit – elle avant d’ajouter que « Madagascar a sa place et est considéré. Je suis fière de pouvoir être ce pont entre le grand continent et Madagascar dans ce genre de manifestation ».
Elle se dit également contente de retrouver les slameurs qu’elle connaissais déjà, d’autres qu’elle n’a jamais rencontré mais avec qui elle a toujours eu une connexion et de découvrir de nouveaux talents. « Peu importe ce qui se passe dans notre pays aujourd’hui, continuons de briller pour ramener la lumière partout où l’on va », soutien Caylah avant de conclure : «je reste Madagasikara. Je suis mon île. Je suis fière d’être Malagasy ».
Après ce rendez-vous au Congo, Caylah mettra le cap sur Mayotte pour prendre part au festival « Reska Ni Kalamu ».
