<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Mise en lumière - Bright News Madagascar</title>
	<atom:link href="https://www.brightnews-mada.com/category/mise-en-lumiere/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.brightnews-mada.com/category/mise-en-lumiere/</link>
	<description>Accueil</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Apr 2026 12:57:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/03/cropped-Bright-news-abrev-32x32.jpg</url>
	<title>Mise en lumière - Bright News Madagascar</title>
	<link>https://www.brightnews-mada.com/category/mise-en-lumiere/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Port de Toamasina : Dans les coulisses du poumon économique de Madagascar</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/port-de-toamasina-dans-les-coulisses-du-poumon-economique-de-madagascar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 12:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=1301</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Port de Toamasina, à lui seul, porte l’histoire et<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/port-de-toamasina-dans-les-coulisses-du-poumon-economique-de-madagascar/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/port-de-toamasina-dans-les-coulisses-du-poumon-economique-de-madagascar/">Port de Toamasina : Dans les coulisses du poumon économique de Madagascar</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le Port de Toamasina, à lui seul, porte l’histoire et la renommée d’une ville, voire d’une région entière : l’Atsinanana. Mais que savez-vous réellement de ce port emblématique qui constitue également le poumon économique de Madagascar ? A travers notre entretien avec l’historien originaire de Toamasina, Raherimanana Lanto, nous allons vous plonger dans un flash – back historique relatant en détails les nombreuses métamorphoses dont le Port a fait l’objet ainsi que sa valeur culturelle, sociale et économique pour la population locale. Désormais, l’endroit n’aura plus aucun secret pour vous !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bright News Madagascar (BNM) : Comment décrirez – vous les  liens entre la population de Toamasina et le port ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Raherimanana Lanto (R.L.) :</strong> Il est évident que la majorité des habitants de Toamasina dépendent du port.</em><br />
<em>La vie de la population est intimement liée à cet endroit. Par exemple, en 1967, ce port servait à la fois pour l’exportation d’aliments, des minerais, des fruits, ainsi que pour le transport des passagers. Mais cette année-là, pendant la guerre des Six Jours, le Canal de Suez a été fermé. À cette époque, Madagascar exportait des bananes : des tonnes de cargaisons étaient prêtes à partir, mais avec la fermeture du Canal, de nombreux navires n’ont pas pu passer et ont dû rebrousser chemin vers Toamasina. Du coup, la ville entière sentait la banane pourrie !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’histoire des bateaux bananes me vient également à l’esprit. Dès que la pluie commençait à tomber, les habitants disaient : « Ah, les bateaux de bananes sont là ! ». Quand il pleuvait, les cales des navires ne pouvaient plus s’ouvrir, signe que les bateaux étaient bien présents. Cela montre à quel point le port fait partie intégrante de la culture locale, de la mentalité et du quotidien des habitants de Toamasina.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le port absorbait presque toute la main-d’œuvre locale. Durant notre génération, les élèves allaient balayer ou ramasser les grains de riz tombés sur le quai. En fait, le riz était transporté dans des sacs, souvent déchirés pendant le trajet. Le riz se répandait un peu partout sur la cale et les élèves balayaient le quai en guise de travaux de vacances.</em></p>
<figure id="attachment_1302" aria-describedby="caption-attachment-1302" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-1302" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1.jpg" alt="" width="2048" height="1536" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/EXPERT-TOAMASINA-1-80x60.jpg 80w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-1302" class="wp-caption-text">L&rsquo;historien Lanto Raherimanana livre tous les détails historiques de ce site emblématique</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Ainsi, le port est donc omniprésent dans le quotidien des habitants. Qu’en est – il des aspects culturels et sociaux ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>R.L :</strong> On retrouve aussi le port dans les expressions quotidiennes. Par exemple, quand une personne n’avait plus toutes ses dents, on disait que sa dentition ressemblait au portail du port (Ndlr : Vavahadin’ny port). A cette époque, pendant la deuxième république en l’occurrence, le port était encore accessible à tous.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un endroit en particulier reste gravé dans les mémoires des habitants de Toamasina : le bain de Dames. Il s’agit d’une plage située dans l’enceinte du Port, une sorte de récif corallien qui servait de lieu de promenade en amoureux ou en familles. Tous les weekends, l’endroit était bondé. Le site était également accessible aux pêcheurs. Mais les travaux d’extension qui ont été effectué au port marquent la fin de ce libre accès au Port et le bain des Dames a été rayé de la carte.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C’est une valeur morale importante pour les habitants de Toamasina. Je ne souhaite pas entrer dans la polémique sur la pertinence ou non de cette extension — chacun a ses arguments —, mais il est certain que cette disparition a affecté profondément la population sur le plan culturel. Le port avait également une dimension sociale : il avait ses propres équipes sportives (football, basket, etc.), et ces diverses activités renforçaient les liens entre le port et la population de Toamasina.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Que pourriez – vous dire concernant les différents changements au sein du Port ? Comment les habitants les perçoivent – ils ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>R.L :</strong> Les choses ont beaucoup évolué. Autrefois, l’accès au port était totalement libre, et on y trouvait aussi des travailleurs du sexe et des marins. Ces interactions faisaient partie de la vie portuaire. Mais avec le temps, notamment à l’époque du Marolahy, tout a été réglementé. L’accès au port a été restreint à cause des nombreux vols et trafics.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’extension du port est perçue par les habitants comme une source potentielle d’emplois. Beaucoup espéraient qu’elle créerait de nombreux postes, mais en réalité, peu de main-d’œuvre locale a été recrutée. Ce projet semble quelque peu éloigné du quotidien des habitants.</em><br />
<em>Pendant la phase de construction, la ville est très animée, beaucoup de travailleurs circulent dès quatre heures du matin. Mais une fois que le site sera en service, le nombre de chômeurs risque d’augmenter, car les emplois seront limités et de nombreuses personnes venant d’autres régions viendront chercher du travail ici.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cependant, pour Madagascar dans son ensemble, notamment pour les jeunes diplômés et les techniciens qualifiés, ce projet représente une opportunité économique majeure.</em><br />
<em>En revanche, pour la population locale, les postes de cadre restent très rares — c’est un fait.</em><br />
<em>Sur le plan économique national, l’extension du port est bénéfique, mais sur le plan social, les habitants de Toamasina ne ressentent pas directement ses retombées.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SPAT : La nouvelle appellation du port de Toamasina </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nom actuel du port est SPAT (Société du Port à gestion Autonome de Toamasina). Cette appellation date de 2004 et demeure en vigueur jusqu’à aujourd’hui. Avant cela, le port a connu plusieurs dénominations et réorganisations. Jusqu’en 1970, on parlait du Port de Tamatave, qui était rattaché aux Travaux publics, au Réseau national des chemins de fer et à l’Arrondissement maritime. Le 15 juillet 1970, par le décret n°70-387, le port a pris le nom de PAT (Port Autonome de Tamatave). Puis, le 4 décembre 1976, il est devenu la SET (Société d’Exploitation du Port de Toamasina), conformément au décret n°76-430.</p>
<figure id="attachment_1303" aria-describedby="caption-attachment-1303" style="width: 1600px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1303" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8.jpg" alt="" width="1600" height="1200" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8.jpg 1600w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2026/04/TOAMASINA-8-80x60.jpg 80w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /><figcaption id="caption-attachment-1303" class="wp-caption-text">Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;accès au port est limité</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le port de Toamasina, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a réellement commencé à fonctionner le 12 janvier 1936, date à laquelle fut utilisé pour la première fois le quai, lors de l’entrée du navire Portos. Le quai  et la grue étaient alors opérationnels, marquant l’achèvement du port. Cependant, les travaux de construction avaient débuté dès 1930, réalisés par le Consortium franco-allemand. Ce consortium a mené, entre 1930 et 1934, les principaux travaux à savoir la protection du récif artificiel, la digue de protection, la construction de deux môles d’accostage : le môle A et le môle B. Les équipements complémentaires (grues, hangars, électrification, etc.) furent installés entre 1934 et 1936.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les travaux du port en chiffres (1930-1936)</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Enrochement : 461 350 tonnes de pierres </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Blocs artificiels : 66 170 m³ ;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dragage : 220 750 m³ ;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Béton : 42 760 m³ ;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Remblai : 551 140 m³.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><u>DES DATES MARQUANTES DANS L’HISTOIRE DU PORT</u></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premiers essais du môle B (mole d’accostage) eurent lieu le 11 octobre 1933, avec le navire Maréchal Joffre. Quinze jours plus tard, le 27 octobre 1933, un autre navire, réalisa un second essai. En résumé : le môle B fut achevé en 1933, le môle A en 1934, et l’ensemble du port fut totalement terminé en 1936.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avant la construction du port moderne, les échanges se faisaient déjà par mer. Vers 1918, à l’époque royale, les missionnaires de la LMS (London Missionary Society), tels que David John et Thomas Bevan, débarquèrent à Amboditsainivondro, à environ 10 km de Toamasina. Ce lieu constituait alors un point d’accès maritime.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les embarcations arrivaient aussi à Ampanalana-Salazamay, notamment lors de la période des persécutions religieuses sous la reine Ranavalona, où des chrétiens exilés, comme Rafaravavy Ramaria, avaient embarqué à Fanalana. Les bateaux mouillaient au large et les passagers rejoignaient les navires à l’aide de pirogues (lakana).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 1896, lors de l’arrivée du général Joseph Gallieni, les navires s’arrêtaient encore au large de Toamasina, près de la zone du port actuel. Lorsque la reine Ranavalona III fut exilée vers La Réunion en 1897, le bateau La Pérousse resta également ancré au large.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est seulement en 1900 qu’un appontement en bois fut construit — à l’endroit où se trouve aujourd’hui AUXIMAD, sur le boulevard Ratsimilaho. Cet appontement fut remplacé par un wharf métallique en 1904, toujours au même emplacement, d’où le nom Société du Wharf encore visible sur certains documents portuaires.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les premières activités portuaires </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les premiers mouvements notables sont liés à l’arrivée des missionnaires anglais, puis des commerçants chinois. Avant la création du port moderne, les échanges de marchandises se faisaient à ciel ouvert : les navires restaient au large, et les cargaisons étaient acheminées par petites embarcations. À cette époque, plusieurs ports existaient le long de la côte Est : Vatomandry, Mahanoro, Fenerive, Sainte-Marie, Maroantsetra…<br />
Tous pratiquaient des échanges commerciaux et percevaient des taxes. Mais le port de Toamasina s’est distingué comme le premier port moderne, capable d’accueillir de grands navires à quai, dotés de grues et de systèmes de levage mécaniques pour le chargement et le déchargement de marchandises.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De multiples travaux d’extensions</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À noter que les travaux du port ont toujours été étroitement liés à la vie économique de la ville. Dès les années 1930, les pierres utilisées pour les enrochements provenaient notamment de Brickaville, tandis que le sable provenait des environs immédiats de Toamasina.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant les constructions, la ville connaissait une forte animation : la main-d’œuvre provenait principalement du SMOTIG (Service de la Main-d’œuvre d’Intérêt Général).<br />
Les entreprises telles que ZTE ont également participé au transport et au déchargement des pierres lors des extensions successives (C1, C2, C3).</p>
<p style="text-align: justify;">Après la construction des môles A et B, une première extension a eu lieu entre 1957 et 1960, avec la création du môle C1. Puis le môle C2 fut construit entre 1971 et 1974, suivi du môle C3. En 1982, le silo portuaire fut achevé. Enfin, la plus grande extension, celle du môle C4, réalisée actuellement par le gouvernement japonais, a débuté en 2018 et dont une partie qui s’étend sur 333mètres a été officiellement réceptionnée le 21 mars 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/port-de-toamasina-dans-les-coulisses-du-poumon-economique-de-madagascar/">Port de Toamasina : Dans les coulisses du poumon économique de Madagascar</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gen Z Madagascar . Un chapeau « Betsileo » devenu emblématique</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/gen-z-madagascar-un-chapeau-betsileo-devenu-emblematique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 15:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=1252</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mouvement de la Génération Z est un phénomène mondial<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/gen-z-madagascar-un-chapeau-betsileo-devenu-emblematique/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/gen-z-madagascar-un-chapeau-betsileo-devenu-emblematique/">Gen Z Madagascar . Un chapeau « Betsileo » devenu emblématique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le mouvement de la Génération Z est un phénomène mondial qui a apporté un vent de changement dans plusieurs pays. Les jeunes de cette génération ont choisi le logo de « One piece », le manga le plus regardé au monde comme emblème du mouvement.  A Madagascar, la Gen Z a voulu se démarquer en remplaçant le chapeau sur la tête de mort avec un chapeau typiquement malgache. Quelle est l’histoire, la signification derrière ce chapeau « Betsileo » ? RAKOTONIRINA Théodose (membre de la Gen Z) et RANDRIAMAMONJISOA, tous les deux citoyens originaires de Fandriana (dans la région Amoron’i Mania), décryptent l’origine ainsi que tout le processus de confection de ce chapeau devenu emblématique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RAKOTONIRINA Théodose : « C’est un symbole de propreté »</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bright News Madagascar (BNM)</strong> : Vous êtes membre de la Génération Z</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Théodose (R.T)</strong> : Oui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Comment expliquez-vous que ce chapeau soit devenu aussi populaire pendant le mouvement ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R.T.</strong> : Le chapeau est un symbole de propreté. Une personne qui le porte vient généralement de la campagne, c’est quelqu’un de pur, sans hypocrisie. Et naturellement, c’est une personne qui aime Madagascar, puisque le chapeau est fabriqué localement, fait main, ici même.</p>
<p style="text-align: justify;">À travers ce chapeau, on a voulu montrer un combat rempli d’amour, un symbole du patriotisme. C’est pour cela qu’on l’a adopté pendant la lutte.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, moi-même, je fais partie de ceux qui vendent ce chapeau. J’ai été l’un des principaux fournisseurs ici à Antananarivo — j’en ai livré des centaines pendant les mobilisations du mouvement Gen Z.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Vous êtes étudiant ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R.T.</strong> : Oui, je poursuis mes études actuellement, mais je ne réside plus à l’université. En ce moment, je travaille tout en continuant à étudier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM :</strong> Et d’où venez-vous exactement ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R.T.</strong> : Je viens de la région <em>Amoron’i Mania</em>. J’ai déjà été président régional d’<em>Amoron’i Mania</em>, et aussi porte-parole du Grand Sud dans le cadre d’une association.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Plus précisément, de quelle localité ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R.T.</strong> : Je suis originaire de <em>Fandriana</em>, mais mes racines se trouvent à <em>Ambositra</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : C’est là-bas qu’on fabrique principalement ces chapeaux ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R.T.</strong> : Oui, c’est bien là-bas que se trouve la principale production.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM </strong>: On pourrait dire que c’est un chapeau qui a du style !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>R.T.</strong> : (Rires) Oh oui, vraiment charmant !</p>
<figure id="attachment_1255" aria-describedby="caption-attachment-1255" style="width: 804px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-full wp-image-1255" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-2.jpg" alt="" width="804" height="642" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-2.jpg 804w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-2-300x240.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-2-768x613.jpg 768w" sizes="(max-width: 804px) 100vw, 804px" /><figcaption id="caption-attachment-1255" class="wp-caption-text">Même style mais avec différents couleurs</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>RANDRIAMAMONJISOA :</em></strong> <strong><em>« Ce chapeau est rare, fait main, et profondément enraciné dans notre culture »</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : De quelle matière première est fabriqué ce chapeau <em>Betsileo</em> utilisé par le mouvement Gen Z ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA</strong> : Le matériau principal, c’est le «r<em>avitahasa</em>». C’est une plante qu’on trouve surtout dans le district d’<em>Antsirabe I</em>I, dans la région du <em>Vakinankaratra</em>. On l’appelle <em>hazo ndrano,</em> littéralement «<em> bois d’eau</em> », parce que c’est une herbe qui pousse dans l’eau, une sorte de roseau un peu particulier. Chez les <em>Betsileo</em>, on la connaît sous le nom de<em> ravitahasa</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les principaux artisans de ces chapeaux se trouvent dans le district de <em>Fandriana</em>, plus précisément dans un village appelé <em>Ankafobalo</em>, de l’autre côté de <em>Manangana.</em> Ce sont eux les véritables maîtres dans ce domaine. D’ailleurs, ma sœur fait partie de ces artisans. Autrefois, ces chapeaux se vendaient encore à la campagne à 300 ou 400 ariary, puis les prix ont grimpé jusqu’à 3 000 ariary, voire plus aujourd’hui à Antananarivo.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Donc, cette matière première est rare ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA</strong> : Oui, exactement. Comme la matière première est peu répandue, seules certaines régions savent la travailler. Même parmi les habitants, tout le monde ne sait pas tresser (<em>mandrary</em>). C’est d’ailleurs de là que vient le mot «<em>lavorary</em>», qui désigne ce qui est bien fait, parfait. Quand la tresse est mal faite, on dit «<em>manoha randrana</em>», «<em>mani daso</em>» ou «<em>ki-daso</em>» — des tresses irrégulières et ratées. Ce qui est «lavorary», c’est ce qui est bien tissé et harmonieux. Peut-être que c’est cet esprit de perfection que les jeunes de la Gen Z ont voulu reprendre — je ne sais pas trop.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut savoir aussi qu’en 1991, lors d’un autre mouvement, certains portaient déjà des chapeaux similaires. Moi, à cette époque, je vendais aussi des chapeaux. Ceux-ci étaient très simples : faits à la main dans les villages, puis modelés en ville, à Isotry par exemple, où des artisans leur donnaient une forme plus moderne — parfois avec des bords relevés ou des décorations. C’est ainsi qu’est né le «<em>satroka penjy</em>». Le «penjy», lui aussi, est une matière naturelle, mais qui vient plutôt des zones côtières. Tandis que le «<em>ravitahasa</em>» vient des régions <em>Betsileo</em>, notamment d’ <em>Amoron’i Mania</em>, surtout dans le district de <em>Fandriana</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM :</strong> Vous disiez que peu de gens les utilisent, pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA</strong> : C’est à cause de la rareté de la matière première. Ce n’est pas que les gens n’aiment pas ce chapeau ; au contraire, il plaît beaucoup, mais il est difficile à produire. Dans les régions comme <em>Diego</em> ou <em>Androy</em>, cette plante n’existe pas. Donc forcément, le chapeau y est rare aussi. L’offre ne suit pas la demande.</p>
<figure id="attachment_1254" aria-describedby="caption-attachment-1254" style="width: 853px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-1254" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-1.jpg" alt="" width="853" height="1280" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-1.jpg 853w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-1-200x300.jpg 200w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-1-682x1024.jpg 682w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2025/11/GEN-Z-1-768x1152.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 853px) 100vw, 853px" /><figcaption id="caption-attachment-1254" class="wp-caption-text">Le chapeau est bel et bien intégré au logo de la Gen Z</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Et auparavant, qui portait ce genre de chapeau ? Avant, c’était plutôt réservé aux gens d’un certain rang — disons, pas pour tout le monde?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA</strong> : C’est un travail long et coûteux, car il faut du savoir-faire : depuis la culture du *<em>ravitahasa</em>* jusqu’à sa préparation. Quand on coupe la plante, c’est avec un grand couteau (antsy baraingo), en plein marais. Ensuite, on la fait sécher, puis on la tresse. D’ailleurs, une vieille expression dit : <em>iray tontona, iray lambana</em> (« un tressage, une étoffe »), ce qui signifie que tout doit être régulier, bien aligné. Chaque étape est pleine de sagesse malgache.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand la tige sèche, on la «<em>fofoka</em>» — c’est-à-dire qu’on la rend souple et plate. Il y a les «<em>zanam-pamofoka</em>» (les petits éléments) et la «<em>renim-pamofoka</em>» (la base). Tout cela fait partie d’un véritable artisanat traditionnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Vous avez évoqué un lien entre le «<em>ravitahasa</em>» et certaines traditions malgaches, comme la circoncision ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA </strong>: Oui, tout à fait. Lors de la « <em>didimpoitra </em>» (la circoncision traditionnelle), dans les régions <em>Betsileo</em>, chaque personne présente doit apporter un<em> ravitahasa</em> non encore aplati, encore rond. La cérémonie se déroule tôt le matin, vers cinq heures, dans une maison choisie. Le père tient l’enfant sur ses genoux, pendant que la famille, à l’extérieur, brandit les <em>ravitahasa</em>. Quand, à l’intérieur, on crie « <em>lahy, lahy, lahy</em> » (c’est-à-dire que la circoncision est faite), les gens lancent des mottes de terre (vakim-bilanin-tany) sur le toit et chantent « <em>tsororobolana</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Cette eau utilisée — qu’on appelle <em>rano mahery</em> (« eau puissante ») — n’est pas mise dans une bouteille en plastique, mais dans une «<em>voatavo arivo lahy»</em>, une calebasse dont la partie supérieure et inférieure sont identiques. C’est un symbole fort. Et le <em>ravitahasa</em>, encore rond à ce moment-là, est utilisé dans cette cérémonie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : On comprend donc que cette plante est chargée de symboles et de croyances…?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA</strong> : Oui, beaucoup. On dit même que le<em> ravitahasa</em> a des pouvoirs mystiques. Par exemple, quand un sorcier meurt, son pouvoir (famisaviana) se transmet normalement à un descendant. Mais si l’on ouvre un <em>ravitahasa</em> (en le fendant du haut vers le bas) et qu’on le place sur le lit du mourant, cela empêche cette transmission. C’est dire combien cette plante est liée à la sagesse et aux croyances malgaches.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, quand les jeunes de la Gen Z ont adopté ce chapeau tressé en <em>ravitahasa</em>, décoré aux couleurs vert, rouge et blanc — les couleurs du drapeau malgache —, on l’a surnommé <em>satroka kintana</em> (« chapeau étoilé »). Quand il est rond sans bord, on l’appelle <em>satro-bory</em> ; et quand il a un bord, on dit <em>satraha</em> — c’est-à-dire <em>satroka misy elany</em> (chapeau à bord).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM :</strong> Et les couleurs que vous mentionnez — vert, blanc, rouge — sont-elles d’origine ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA :</strong> Oui, ces couleurs sont d’origine. Et si vous cherchez les meilleurs tisseurs de ce type de chapeau à Madagascar, ils se trouvent à <em>Ankafobalo</em>, dans le district de <em>Fandriana</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : S</strong>elon vous, les jeunes de la Gen Z ont choisi ce chapeau pour des raisons symboliques ou esthétiques ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA :</strong> Honnêtement, je ne saurais pas le dire. Peut-être qu’il y a parmi eux des jeunes originaires de <em>Fandriana</em> ou d’<em>Ankafobalo</em> qui ont voulu mettre en avant cet artisanat local. Ou peut-être qu’ils l’ont simplement trouvé beau et original.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais une chose est sûre : ce n’est pas un chapeau qu’on trouve partout. Il est rare, fait main, et profondément enraciné dans notre culture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM</strong> : Selon vos explications, ce chapeau aurait donc une certaine force spirituelle ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RANDRIA : </strong>Je ne peux pas affirmer cela moi-même. Seuls les jeunes de la Gen Z peuvent répondre à ce qu’ils ont voulu exprimer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais oui, le <em>ravitahasa</em> porte en lui toute une sagesse, une force ancestrale. Et beaucoup de ceux qui l’utilisent ignorent même son vrai nom ou son symbolisme.</p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/gen-z-madagascar-un-chapeau-betsileo-devenu-emblematique/">Gen Z Madagascar . Un chapeau « Betsileo » devenu emblématique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Toto Raharimalala Marie Lydia : « L’égalité entre les femmes et les hommes est un moteur de développement et de paix »</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/toto-raharimalala-marie-lydia-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-est-un-moteur-de-developpement-et-de-paix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Propos recueillis par Sandra Rabearisoa]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2025 07:56:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=1124</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/toto-raharimalala-marie-lydia-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-est-un-moteur-de-developpement-et-de-paix/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/toto-raharimalala-marie-lydia-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-est-un-moteur-de-developpement-et-de-paix/">Toto Raharimalala Marie Lydia : « L’égalité entre les femmes et les hommes est un moteur de développement et de paix »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes ce 8 mars, Toto Raharimalala Marie Lydia, actuelle Coordonnatrice du RF-EFH Réseau Francophone pour l&rsquo;égalité femme-homme, a accepté d’accorder une interview exclusive à Bright News Madagascar. Elle aborde la situation de la Grande île en matière d’égalité des genres, notamment les avancées et les défis à relever dans différents secteurs, notamment ceux liés au changement climatique qui exposent les femmes à certaines réalités. Elle parle également de l’évènement Beijing+30 qui commémore le 30<sup>ème</sup> anniversaire de la quatrième conférence mondiale sur les femmes  et de l’adoption de la déclaration et du programme d’action de Beijing en 1995. Enfin, elle lance un vibrant appel à l’action pour garantir une égalité réelle et effective entre les femmes et les hommes. Interview !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bright News Madagascar (BNM) : En tant que militante pour l’égalité femmes-hommes, quel est votre constat par rapport à la situation à Madagascar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La situation à Madagascar est marquée par des avancées et de profondes inégalités. Si des progrès ont été réalisés en matière de reconnaissance des droits des femmes, notamment grâce aux efforts de la société civile et à certains engagements internationaux, des blocages persistent. Madagascar n’a toujours pas ratifié le Protocole de Maputo, un texte clé pour la protection des droits des femmes en Afrique. Par ailleurs, la réalité sur le terrain reste alarmante : la sous-représentation des femmes dans les instances décisionnelles demeure une barrière majeure à l’égalité, tant en politique que dans l’économie. Plus inquiétant encore, l’assassinat récent d’une jeune maire de 33 ans, engagée pour le changement, illustre la violence et les résistances auxquelles les femmes leaders sont confrontées. Les violences basées sur le genre restent omniprésentes, et l’accès des femmes à l’éducation et aux opportunités économiques demeure limité, notamment en milieu rural. Face à ces défis, il est impératif d’adopter des politiques plus ambitieuses et des mesures concrètes pour accélérer le changement et garantir une véritable égalité.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Pourquoi ce choix d’intégrer le Réseau Francophone pour l&rsquo;Égalité Femmes-Hommes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mon engagement au sein du Réseau Francophone pour l&rsquo;Égalité Femmes-Hommes découle d’une conviction profonde : l’égalité femmes-hommes est une condition indispensable au développement durable. Cette égalité passe avant tout par l’éducation, la rétention des filles à l’école et l’autonomisation des filles et des femmes, autant de leviers essentiels pour leur émancipation. En tant que Présidente de l’antenne FAWE (Forum des éducatrices africaines) à Madagascar, j’ai toujours œuvré pour promouvoir l’éducation des filles, convaincue qu’elle constitue la clé du progrès. J’ai également eu l’honneur d’être parmi les membres fondatrices du Réseau Francophone pour l&rsquo;Égalité Femmes-Hommes en 1994, sous l’égide du Secrétaire Général de l’OIF de l’époque, M. Abdou Diouf. La Francophonie, avec sa diversité culturelle et ses valeurs de solidarité, représente un levier puissant pour faire avancer cette cause. En rejoignant ce réseau, mon objectif était de contribuer à un cadre de coopération où les expériences et les bonnes pratiques sont partagées entre les différentes organisations/associations œuvrant pour la promotion des droits des filles et des femmes dans les pays membres. Ensemble, nous pouvons accélérer les transformations sociales et politiques nécessaires pour garantir un réel équilibre entre les sexes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : En cette célébration de la Journée mondiale pour les droits des femmes, quelles sont les étapes franchies par Madagascar ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Madagascar a enregistré des avancées significatives en matière d&rsquo;égalité des sexes, notamment par l&rsquo;adoption de lois visant à protéger les femmes contre les violences et à promouvoir leur participation à la vie publique. Cette évolution s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une prise de conscience collective accrue, soutenue par de nombreuses initiatives des associations telles que CNFM, VMLF, Nifin’akanga…et des initiatives locales favorisant l&rsquo;émancipation des femmes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des progrès notables ont été réalisés dans la représentation féminine au sein des institutions clés. Par exemple, Christine Razanamahasoa a marqué l’histoire politique en devenant la première femme présidente de l’Assemblée nationale en 2014 puis réélue au même poste en 2019. De plus, la présence de femmes ministres a atteint 25,7 % à certaines périodes, avec 9 portefeuilles sur 35 détenus par des femmes. Cependant, la représentation féminine au Sénat a connu une baisse, passant à seulement 11,1 % en 2024, avec 2 femmes sur 18 sénateurs.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au-delà du domaine politique, les femmes malgaches occupent des postes à responsabilité dans divers secteurs. Elles sont présentes en tant que chercheuses au sein des universités, dirigeantes d&rsquo;entreprises et leaders communautaires, contribuant activement au développement du pays. Le Ministère de la Population et des solidarités va adoper sa politque genre cette année, en addition de toutes les autres lettres de politiques validées depuis à Madagascar.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Malgré ces avancées, l&rsquo;application effective des lois demeure un défi majeur. Il est essentiel de renforcer les mécanismes de suivi et d&rsquo;évaluation des politiques de genre pour garantir des résultats concrets et durables. (…)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : À votre avis, que faudrait-il améliorer afin d’obtenir plus de résultats en termes d’autonomisation des femmes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a trois axes essentiels à renforcer. L’éducation et la formation professionnelle : garantir aux filles et aux femmes un accès équitable à une éducation de qualité et à des formations adaptées au marché du travail est un levier incontournable.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’autonomisation économique : il faut favoriser l’accès des femmes aux financements, encourager l’entrepreneuriat féminin et développer des politiques inclusives pour qu’elles puissent prospérer économiquement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’engagement politique et institutionnel : augmenter la représentation des femmes dans les instances décisionnelles est une priorité. Cela passe par des mesures comme la parité en politique et la mise en place de quotas pour favoriser leur participation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Vous avez particulièrement marqué la scène politique à Madagascar par vos multiples engagements. Quel regard portez-vous sur la participation des femmes dans les secteurs clés comme la politique ou l’économie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les femmes malgaches sont dynamiques et engagées, mais elles restent encore marginalisées dans les secteurs clés. En politique, même si des progrès ont été faits, nous sommes encore loin de la parité. La culture politique et les stéréotypes de genre freinent leur ascension. Dans l’économie, les femmes jouent un rôle essentiel, notamment dans l’agriculture et le commerce, mais elles rencontrent des difficultés d’accès aux ressources, aux financements et aux marchés. Il est impératif de mettre en place des mesures incitatives pour qu’elles puissent pleinement contribuer au développement du pays.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Pourriez-vous nous parler de l’événement Beijing+30 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Beijing+30 marque le trentième anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Pékin, adoptés en 1995 lors de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Cet événement sera une occasion majeure d’évaluer les progrès réalisés à l’échelle mondiale en matière d’égalité des sexes et d’identifier les défis persistants. Madagascar, comme d’autres pays, devra rendre compte des avancées effectuées et des actions mises en place pour atteindre les objectifs définis.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cependant, un défi majeur qui ne peut être ignoré est l’impact du changement climatique sur les femmes malgaches, en particulier celles vivant dans les régions les plus vulnérables. Dans le sud du pays, la sécheresse prolongée a entraîné des crises alimentaires sévères, forçant de nombreuses familles à migrer vers le nord en quête de meilleures conditions de vie. Cet exode expose les femmes et les jeunes filles à des dangers accrus : violences sur les routes, exploitation, et difficultés d’intégration dans les communautés d’accueil, où elles font souvent face à la méfiance et à une non-acceptation des populations locales.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Face à ces défis, il est impératif d’intégrer des solutions innovantes dans nos stratégies pour l’égalité des sexes. Cela passe par des programmes de résilience climatique ciblant les femmes, des politiques inclusives d’aménagement du territoire pour mieux gérer les flux migratoires internes, ainsi que des initiatives favorisant l’autonomisation économique des femmes déplacées. Beijing+30 est une opportunité unique pour renforcer notre engagement et promouvoir des actions concrètes, adaptées aux réalités actuelles, afin d’assurer un avenir plus juste et équitable pour toutes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quelles sont les perspectives d’avenir pour Madagascar en matière d’égalité des genres ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les perspectives d’avenir en matière d’égalité des genres à Madagascar reposent sur un engagement renforcé des autorités, de la société civile et des partenaires internationaux. Il est impératif d’adopter une approche globale et coordonnée pour accélérer les progrès et garantir que les droits des femmes ne soient plus seulement des principes inscrits dans les textes, mais une réalité tangible dans tous les aspects de la société.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tout d’abord, des réformes législatives ambitieuses doivent être mises en place pour combler les lacunes existantes, notamment en matière de protection contre les violences basées sur le genre, d’égalité salariale et de représentation des femmes dans les instances décisionnelles. Cependant, la simple adoption de lois ne suffit pas : leur mise en œuvre effective et leur suivi rigoureux restent des défis majeurs. Il est donc essentiel de renforcer les mécanismes de contrôle et d’évaluation, en s’appuyant sur des institutions indépendantes et sur la mobilisation de la société civile.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par ailleurs, l’intégration du genre dans toutes les politiques publiques doit devenir une priorité transversale. Que ce soit dans l’éducation, l’économie, l’environnement ou la gouvernance, il est fondamental de garantir une prise en compte systématique des besoins et des réalités des femmes et des filles. Cela inclut le développement de politiques de soutien aux entrepreneures, la promotion d’un accès équitable aux ressources économiques et aux financements, ainsi que la valorisation des femmes dans les secteurs stratégiques tels que la technologie, la recherche et la politique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De plus, le changement climatique, qui impacte particulièrement les femmes, doit être intégré dans ces réflexions. Il est crucial de développer des solutions adaptées, notamment en renforçant la résilience des communautés rurales, en facilitant l’accès des femmes aux innovations agricoles et en leur offrant des opportunités économiques alternatives face aux crises environnementales.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Enfin, pour construire une société où les femmes ont pleinement leur place et où les inégalités ne freinent plus leur potentiel, il est indispensable de miser sur l’éducation et la sensibilisation dès le plus jeune âge. Lutter contre les stéréotypes de genre, encourager l’accès des filles aux filières scientifiques et techniques, et promouvoir des modèles féminins inspirants sont des leviers puissants pour un changement durable. (…)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quel est votre message à l’occasion de la Journée du 08 mars ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mon message est un appel à l’action : nous devons transformer les engagements en réalités tangibles. L’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de justice sociale, c’est aussi un moteur de développement et de paix. J’encourage toutes les femmes à croire en leur potentiel, à s’engager dans la vie publique et économique, et j’appelle les décideurs à redoubler d’efforts pour garantir un monde plus juste et plus équitable.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>RESUME DE SON PARCOURS </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Toto Lydia Raharimalala a déjà occupé de nombreux postes à responsabilité au sein de l’administration malgache, notamment celui d’ancienne Ministre de l&#8217;emploi de l&rsquo;enseignement technique et de la formation professionnelle (2016-2018). Ancienne députée de Madagascar, elle fut en même temps Présidente de la commission genre et caucus des femmes parlementaires de Madagascar (2014-2019).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sortante de l’IIPE UNESCO PARIS (Institut International de Planification de l’Education), elle est diplômée d’un Master 2.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Elle est aussi titulaire d’un DESS en Développement Local et gestion de Projets à l’Université d’Antananarivo DEGS et  de l’Université Pierre Mendès France, Toulouse en 2005.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sortante de l’Ecole Normale Supérieure, elle a déjà pratiqué en tant qu’enseignante. D’ailleurs, elle est Professeure certifiée d’Anglais. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Par ailleurs, elle a été membre de plusieurs associations œuvrant pour la participation des femmes au développement : FAWE, VMLF, REFAMP, CNFM,&#8230;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/toto-raharimalala-marie-lydia-legalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-est-un-moteur-de-developpement-et-de-paix/">Toto Raharimalala Marie Lydia : « L’égalité entre les femmes et les hommes est un moteur de développement et de paix »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Voitures de collection : L’histoire d’amour entre Joël Razafindrakoto et sa mini Austin rouge</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/voitures-de-collection-histoire-d-amour-entre-joel-razafindrakoto-et-sa-mini-austin-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 17:25:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=871</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Avoir une passion, c’est comme l’amour dans un couple.<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/voitures-de-collection-histoire-d-amour-entre-joel-razafindrakoto-et-sa-mini-austin-rouge/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/voitures-de-collection-histoire-d-amour-entre-joel-razafindrakoto-et-sa-mini-austin-rouge/">Voitures de collection : L’histoire d’amour entre Joël Razafindrakoto et sa mini Austin rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Avoir une passion, c’est comme l’amour dans un couple. Il faut bien entretenir la flamme pour qu’elle ne s’éteigne pas ». C’est ainsi que Joël Razafindrakoto décrit sa passion pour les voitures anciennes qu&rsquo;il n&rsquo;en finit pas de collectionner. Sa préférée : une voiture de marque Austin, de fabrication anglaise, dont le modèle est sorti en 1960. Cela remonte en 1993 qu’il a acquis cette voiture, soit depuis près de 31 ans. Une voiture qu’il a acheté auprès d’un étranger et qu’il a réussi à acquérir après beaucoup de persévérance.</p>
<p>« Cette voiture a marqué ma jeunesse. Elle est comme mon porte &#8211; bonheur. Toute mon histoire avec ma femme est liée à cette voiture. Je l’ai utilisé quand j’allais à la fac puis au travail. Ensuite, elle a dû être mis sur cale car elle m’a beaucoup servi lorsque nous avions construit notre maison ». Le père de famille évoque l’une des meilleurs souvenirs qu’il garde de sa mini Austin rouge : « Quand j’ai construit ma maison, j’ai enlevé les sièges côté conducteur avant et arrière. Je l’ai ensuite utilisé pour transporter du ciment, du gravillon, du sable, etc. J’étais encore jeune et j’ai dû faire des sacrifices. J’ai terminé ma maison mais ma voiture en est sortie usée ».</p>
<p>Et de poursuivre qu&rsquo; « en contrepartie du bien qu’elle nous a procuré, nous nous sommes fixés le challenge de la rétablir à son état d’origine ». La période de rénovation a duré une quinzaine d’années, de 2005 jusqu’en 2020, pendant laquelle la voiture a été complètement remise sur pied. Aujourd’hui, elle est presque neuve. Puisque toutes les pièces sont inexistantes à Madagascar, cela leur a pris du temps pour les chercher petit à petit lors de déplacements à l’extérieur.</p>
<p><strong>De père en fils</strong></p>
<p>Sa passion pour les voitures, Joël Razafindrakoto l’a héritée de son père. Ce dernier possédait plusieurs voitures et depuis son enfance, il commençait à apprécier les mini – Austin. Après le décès de son père, il ne leur restait plus qu’une seule voiture. Aujourd’hui devenu père à son tour, Razafindrakoto a transmis son amour pour les voitures à ses trois enfants (deux garçons et une fille), en particulier son benjamin qui partage le même penchant que lui pour les véhicules de collection. « Il y a des marques de voiture que je connaissais déjà à cette époque mais que je ne vois plus à Madagascar aujourd’hui comme les Ford Mustang, les Mercedes 300SL ou « Gullwing » pour les connaisseurs », raconte – t – il.</p>
<figure id="attachment_874" aria-describedby="caption-attachment-874" style="width: 1932px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-874 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-40.jpg" alt="" width="1932" height="1529" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-40.jpg 1932w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-40-300x237.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-40-1024x810.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-40-768x608.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-40-1536x1216.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1932px) 100vw, 1932px" /><figcaption id="caption-attachment-874" class="wp-caption-text">De droite à gauche, le père et le fils</figcaption></figure>
<p>Ce père de famille tient néanmoins à souligner une nuance chez les personnes qui vouent une grande affection pour les voitures anciennes. « Il y a les passionnés …et les passionnés. Dans le premier cas, la passion est presque comme un héritage transmis à travers l’éducation des parents. La deuxième catégorie de passionnés cultive une passion en découvrant, par exemple, cette passion auprès de leurs amis », explique – t – il. Une passion qui nécessite à la fois du temps, de l’argent et de la volonté … comme en amour. « Au début, l’amour est brûlant mais si l’on n’entretient pas cet amour, il s’éteint. C’est la même chose pour les voitures », argumente ce collectionneur.</p>
<p><strong>Des dépenses mais… beaucoup de fierté</strong></p>
<p>Cet amateur de voitures de collection reste discret concernant les dépenses générées par l’entretien d’un véhicule ancien. En revanche, la fierté de posséder ce genre de voiture n’a pas de prix, selon lui. « Les dépenses sont très élevées », confie – t – il avant de suggérer qu’il faut commencer à entretenir sans attendre que la voiture présente beaucoup d’imperfections. « Le plaisir que cela procure aux gens qui regarde ma voiture avec admiration suffit et constitue déjà une récompense », selon lui.</p>
<figure id="attachment_873" aria-describedby="caption-attachment-873" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-873 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32.jpg" alt="" width="2048" height="1536" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/10/Gentleman-32-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-873" class="wp-caption-text">Ce collectionneur de voitures anciennes ne cache pas sa fierté au volant de sa jolie Austin rouge</figcaption></figure>
<p>Pour Joël Razafindrakoto, l’une des avantages pour les voitures anciennes réside dans le fait qu’elles puissent encore se réparer à l’aide de simples outils comme les clés ou les tournevis. Pas besoin de diagnostic, ou autres obligations comme pour les voitures modernes. La plus récente de sa collection date de 1995, tandis que les autres sont des véhicules de 1960, 1965, entre autres.</p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/voitures-de-collection-histoire-d-amour-entre-joel-razafindrakoto-et-sa-mini-austin-rouge/">Voitures de collection : L’histoire d’amour entre Joël Razafindrakoto et sa mini Austin rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Issa SANOGO, ex – coordonnateur des  Nations Unies à Madagascar : « La stabilité de la situation humanitaire dans le Sud donne de l’espoir quant à l’avenir »</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/issa-sanogo-nations-unies-a-madagascar-la-stabilite-de-la-situation-humanitaire-dans-le-sud-donne-plus-despoir-quant-a-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 16:26:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=827</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au terme de quatre ans de service en tant que<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/issa-sanogo-nations-unies-a-madagascar-la-stabilite-de-la-situation-humanitaire-dans-le-sud-donne-plus-despoir-quant-a-lavenir/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/issa-sanogo-nations-unies-a-madagascar-la-stabilite-de-la-situation-humanitaire-dans-le-sud-donne-plus-despoir-quant-a-lavenir/">Issa SANOGO, ex – coordonnateur des  Nations Unies à Madagascar : « La stabilité de la situation humanitaire dans le Sud donne de l’espoir quant à l’avenir »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au terme de quatre ans de service en tant que coordonnateur résident des Nations Unies à Madagascar, Issa SANOGO dresse un bilan des actions de l’organisation dans le pays. Il évoque les réalisations positives, citant particulièrement la situation dans le Grand Sud, ainsi que les défis qui nécessitent beaucoup plus d’efforts pour les années à venir. Interview.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vous êtes à la fin de votre mandat à Madagascar, comment voyez-vous ces quatre années au service de la population Malagasy ? </strong></p>
<p><strong>I.S :</strong> En effet cela fait presque quatre ans que je travaille à Madagascar. Je suis arrivé le 03 novembre 2020 en pleine période de la covid 19. La gestion des crises humanitaire et sanitaire ainsi que le renforcement de la résilience de la population constituaient la priorité des priorités.  Après la covid, les cyclones tropicaux successifs et les épisodes des sècheresses aigues, il faut se relever, accompagner le gouvernement avec les partenaires techniques et financiers, en collaboration avec le secteur privé et la société civile pour le développement durable de Madagascar.</p>
<p>L’élaboration et la réalisation des plans cadre de coopération 2021 &#8211; 2023 et 2024 -2028 avec leurs quatre priorités stratégiques relevant de la gouvernance, du capital humain, de l’économie et de l’environnement a marqué cette période. De nombreux résultats ont été obtenus dans ces différents domaines notamment au niveau des politiques, ainsi qu’au niveau des projets(…).</p>
<p><strong>Concernant les projets des Nations Unies, une grande partie se trouvent dans le Sud. Face à la situation dans laquelle vit la population dans cette partie de Madagascar, quels sont les impacts des actions menées dans le Sud ? </strong></p>
<p><strong>I.S :</strong> C’est vrai qu’on dit souvent que la partie Sud de Madagascar est privilégiée par les agences des Nations Unies.  Nous intervenons dans les régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana et maintenant dans la partie Sud Est : régions Vatovavy, Fitovinany et Atsimo Atsinanana.</p>
<p>Ce choix s’explique par le fait que la population du Grand Sud de Madagascar vit dans de mauvaises conditions climatiques et récurrentes avec une faible dotation en infrastructures socioéconomiques de base,  en particulier dans les deux régions Androy et Atsimo Andrefana. Les impacts de la sècheresse de 2021 et des cyclones sans précédent en 2022 n’ont fait qu’exacerber la situation.</p>
<figure id="attachment_829" aria-describedby="caption-attachment-829" style="width: 1707px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-829 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-scaled.jpg" alt="" width="1707" height="2560" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-scaled.jpg 1707w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-200x300.jpg 200w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-683x1024.jpg 683w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-768x1152.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-1024x1536.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/08/ISSA-2-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 1707px) 100vw, 1707px" /><figcaption id="caption-attachment-829" class="wp-caption-text">En avril 2023, Issa SANOGO faisait partie de la délégation des Nations Unies au cours d&rsquo;une visite d&rsquo;un site distribution de vivres par le Programme alimentaire mondiale (PAM) à Maroalopoty, dans la région Androy (Crédit photo : UN MADAGASCAR)</figcaption></figure>
<p>Au cours des trois dernières années, les Nations Unies ont changé leur approche en adoptant une approche intégrée et coordonnée aussi dans la réponse humanitaire que dans les interventions de développement afin d&rsquo;apporter une solution plus durable à la faim et à la pauvreté dans le Grand Sud et le Grand Sud Est, en ligne avec la priorité accordée au développement de ces régions par le Gouvernement.</p>
<p>Grâce à cette approche intégrée, nous commençons à voir et à ressentir la différence et le changement. L’approche multisectorielle est bénéfique pour la situation locale. Lorsque les agences des Nations Unies travaillent ensemble, nous pouvons obtenir de meilleurs résultats et plus d’impacts.</p>
<p>Après trois années d’interventions intenses et de mobilisation générale de tous les acteurs aussi bien sur l’humanitaire que sur le développement, la stabilité de la situation humanitaire malgré le récent phénomène de El Nino donne beaucoup plus d’espoir quant à l’avenir.</p>
<p><strong>Quels sont les domaines où il y a le plus de résultats ? </strong></p>
<p><strong>I.S :</strong> En ce qui concerne le Sud de Madagascar, les ménages dépendent de l&rsquo;agriculture pluviale car la terre est aride. Les cultures souffrent non seulement du manque d&rsquo;eau mais aussi de la tempête de sable rouge ou « Tiomena » qui détruit et emporte la couche arable fertile. Dans ces conditions, les communautés ont peu de chance de cultiver des aliments de base. L’introduction de la technique d’irrigation goutte à goutte californien alimenté par l’énergie solaire pour la « pompe à moteur » a permis d’améliorer la production. Ceci constitue une solution plus pérenne accompagnant l’intensification de l’assistance humanitaire pour la sécurité alimentaire et la nutrition grâce aux interventions des agences des Nations Unies et de leurs partenaires techniques et financiers, en soutien aux efforts du Gouvernement.</p>
<p>Le problème de malnutrition qui était particulièrement aigu à l’époque de la pandémie de covid19 a été en partie stabilisé, à l’exception de quelques endroits d’accès difficile. Grâce aux efforts du Gouvernement, des agences des Nations Unies et de leurs partenaires, cette année, aucun district n&rsquo;a été classé en phase d’urgence humanitaire (phase 4) aussi bien pour le Grand Sud que le Sud Est par rapport aux années précédentes.</p>
<p>Cependant, je peux dire que l’accélération de la reprise après la sécheresse et la lutte contre ces impacts à long terme dans la région nécessitent plus que la seule aide d’urgence. La résilience est la solution. Construire une plus grande résilience aux effets des sécheresses et prévenir l’impact du changement climatique sont les meilleures solutions durables. Nous savons également que le changement climatique a des effets sur la paix :  C’est un accélérateur des fractures et fragilités qui existent déjà au sein des communautés. C’est pourquoi les Nations Unies ont également entrepris d’investir dans des initiatives visant à promouvoir la consolidation de la paix face aux effets néfastes du changement climatique dans le Grand Sud.</p>
<p><strong>Quelles sont les héritages que vous allez laisser ? </strong></p>
<p><strong>I.S : </strong>Tout d’abord le respect des valeurs des Nations Unies. En dehors des trois piliers, la paix, les droits humains et le développement nous avons promu les 4 autres valeurs des Nations Unies dont <strong>l’inclusion, l’intégrité, l’humilité et l’humanité. </strong>Nous avons recruté plus de jeunes et encouragé leur participation,  donné des opportunités aux personnes handicapées, appuyé les initiatives des femmes en particulier les femmes leaders et entrepreneurs, et nous avons veillé à ce que diverses organisations de la société civile soient régulièrement consultées dans le cadre de notre planification et de notre mise en œuvre.</p>
<p>En dehors des valeurs, nous avons démarré la mise en œuvre du plan cadre de coopération 2024-2028 avec les mêmes priorités stratégiques, avec un accent particulier sur une approche systémique à l’égard des accélérateurs du développement durable ou transitions que sont les système alimentaires, les énergies renouvelables et abordables, la digitalisation, l’éducation, le travail et la protection sociale, le changement climatique &#8211; la perte de biodiversité et la pollution.</p>
<p>Nous avons pu également favoriser un environnement favorable à l&rsquo;intérieur et à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;ONU, visant à faciliter la collaboration, la collecte de connaissances et de données, l&rsquo;analyse et le partage des pratiques pour soutenir une contribution dynamique et avant-gardiste de l&rsquo;ONU dans le pays. L’utilisation de UNInfo, un outil de collecte de données, l’analyse prospective, le bilan commun de pays et l’analyse intitulée “qui est laissé de côté à Madagascar” constituent des outils de référence pour la mise en place et l’amélioration des stratégies pour le développement durable de Madagascar.</p>
<p>Par ailleurs,   Madagascar est parmi les premiers pays, pour ne pas dire le premier pays, le plus avancé sur l’initiative mondiale impulsée par le Secrétaire général des Nations Unies, connue sous le nom de « Système d’alerte pour tous ». Le plan d’action pays 2024-2027 a été le premier élaboré parmi les 30 pays priorisés, lancé pendant la COP 28 et en cours de mise en œuvre actuellement. (…)</p>
<p>Enfin, pour faire face aux nombreux actes de violences envers les filles, les jeunes femmes et les femmes, nous nous sommes engagés plus avec l’initiative Spotlight, un programme conjoint des Nations Unies en cours de développement et qui fera l’objet de mobilisation de ressources pour combattre les violences basées sur le genre de façon holistique. Nous espérons que tous ces efforts ne seront pas vains et que toutes nos initiatives et nos engagements apportent leurs fruits.</p>
<p><strong>Quel est votre message à l’endroit de l’Etat et du Gouvernement Malagasy ainsi que les partenaires ? </strong></p>
<p><strong>I.S :</strong> Je voudrais réitérer mes remerciements à l’Etat et au gouvernement pour les efforts fournis pour faire avancer le pays. Je voudrais insister sur la consolidation de la paix car sans la paix, il n’y aura pas de développement.</p>
<p>Ensuite, vient la bonne gouvernance incluant la transparence et la lutte anti-corruption. Il faut continuer les efforts entamés dans ce sens pour une meilleure appropriation de la population car la participation de tous est importante pour atteindre les objectifs fixés. De plus, assurer une allocation suffisante des ressources financières et de façon décentralisée pour la Gestion des Risques et Catastrophes dans toutes ses composantes, notamment la prévention, la résilience et l’anticipation.</p>
<p>Enfin l’accessibilité à travers la construction et la réhabilitation des routes facilitent l’extension des projets soutenus par les agences du Système des Nations Unies et d’autres partenaires ainsi que l’acheminement des produits vers différentes destinations.</p>
<p>Je voudrais terminer en remerciant tous nos partenaires et donateurs pour leur soutien continu et l’excellente coopération avec les Nations Unies pour accompagner Madagascar dans son développement afin d’améliorer les conditions de vie des populations notamment les plus vulnérables.</p>
<p>Nous savons qu’obtenir un financement suffisant par ces temps qui courent, reste un défi pour couvrir les besoins humanitaires et les besoins en développement actuels. Ensemble nous pouvons aider la population à se relever et faire face aux défis du changement climatique tout en préservant la paix, garante du développement durable.</p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/issa-sanogo-nations-unies-a-madagascar-la-stabilite-de-la-situation-humanitaire-dans-le-sud-donne-plus-despoir-quant-a-lavenir/">Issa SANOGO, ex – coordonnateur des  Nations Unies à Madagascar : « La stabilité de la situation humanitaire dans le Sud donne de l’espoir quant à l’avenir »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Malagasy » ou « Malgaches » ? : Deux historiens expriment un avis unanime</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/malagasy-ou-malgaches-deux-historiens-s-expriment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jun 2024 16:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=761</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le débat est sans fin. Malagasy ou Malgaches? La question<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/malagasy-ou-malgaches-deux-historiens-s-expriment/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/malagasy-ou-malgaches-deux-historiens-s-expriment/">« Malagasy » ou « Malgaches » ? : Deux historiens expriment un avis unanime</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le débat est sans fin. Malagasy ou Malgaches? La question revient souvent ces derniers temps. Nationalisme exagéré ou revendication légitime, beaucoup de natifs de Madagascar demandent à être appelés « Malagasy » au lieu de « Malgaches ». A tort ou à raison ? Deux experts de l’histoire de Madagascar ont répondu à nos questions et partagent un avis unanime.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">D’après le Professeur Jeannot Rasoloarison, « l’appellation de Malgache a un certain lien avec l’origine du nom de Madagascar. Ce nom nous vient des Portugais au 13<sup>ème</sup> siècle. Au début, il y avait une certaine confusion avec la partie de Somalie dénommée Mogadiscio. L’île a ainsi été baptisée MADAGASI. D’ailleurs, la partie Sud – Est du pays, fief des Zafiraminia est également appelé Royaume de Madacasi. A partir du 17<sup>ème</sup> siècle, il y eu une déformation de cette appellation. Cela est d’ailleurs inscrit dans le livre de Sylvain Urfer (Histoire de Madagascar, la construction d’une Nation). En fait, il n’y a pas vraiment eu une grande réflexion autour de la création du mot Madagascar ».</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant l’appellation de « Malgaches », des hypothèses lui prêtent une origine juive. Toutefois, la première explication est celle inscrite dans les livres d’histoire. Le dictionnaire anglais contient l’appellation de « Malagasy » tandis que celle française qualifie de « Malgaches », les personnes originaires de Madagascar.</p>
<p style="text-align: justify;">La revendication exigeant l’appellation de « Malagasy » au lieu de « Malgache » relève donc d’un discours politique selon cet Enseignant – chercheur au département d’histoire à l’Université d’Antananarivo. « Il faut séparer le discours politique du discours scientifique. A mon avis, le débat ne devrait pas avoir lieu » conclut cet éminent Professeur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une question de vocabulaire </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour sa part, Julien Rakotonaivo, historien, écrivain et non moins journaliste culturel ajoute que « le nom de Madagascar vient de l’explorateur italien Marco Polo qui avait alors baptisé l’île Madegescar. Puis les portugais ont donné le nom d’île Saint Laurent. Au 17siècle, les français l’ont appelé île dauphine ».</p>
<figure id="attachment_766" aria-describedby="caption-attachment-766" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-766 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2.jpg" alt="" width="2048" height="1536" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/MALAGASY-2-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-766" class="wp-caption-text">La fête nationale est une occasion d&rsquo;exprimer la fierté d&rsquo;être un natif de Madagascar</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Quant à l’appellation des Malgaches, il affirme également que « le débat revêt une connotation politique ». Certains vont jusqu’à affirmer que Malgache viendrait des mots « mal » et « gâché ». D’après Julien Rakotonaivo, « cette vision n’est pas pertinente ». Il se réfère ainsi à la loi du vocabulaire qui fait que chaque pays a sa façon de prononcer les noms, y compris les noms des villes ou des pays. Par exemple, on dit « Londres » en français, tandis que pour la langue anglaise, on dit « London » tout simplement. Pareil dans la langue malgache, on dit « Académie malgache » comme on peut également dire « Akademia malagasy ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, cet écrivain soutient que « le débat sur ce sujet n’est pas vraiment important. Le plus important, c’est la manière avec laquelle on agit que ce soit en tant que Malgache ou Malagasy ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/malagasy-ou-malgaches-deux-historiens-s-expriment/">« Malagasy » ou « Malgaches » ? : Deux historiens expriment un avis unanime</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Julien Rakotonaivo : « Madagascar a besoin de patriotes »</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/julien-rakotonaivo-madagascar-a-besoin-de-patriotes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jun 2024 17:39:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=739</guid>

					<description><![CDATA[<p>A moins de deux semaines avant la célébration de la<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/julien-rakotonaivo-madagascar-a-besoin-de-patriotes/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/julien-rakotonaivo-madagascar-a-besoin-de-patriotes/">Julien Rakotonaivo : « Madagascar a besoin de patriotes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>A moins de deux semaines avant la célébration de la fête nationale malgache, le 26 juin prochain, la question liée à la fierté et l’unité nationale revient sur toutes les lèvres. Julien Rakotonaivo, historien, écrivain et non moins journaliste culturel a accepté de partager une partie de ses connaissances et ses opinions sur plusieurs sujets liés à cette période incontournable de l’histoire de Madagascar. Du drapeau national, à la première célébration qui a suivi la proclamation de l’indépendance en 1958, entre autres sujets – avec la précision qu’on lui connait – Julien   Rakotonaivo nous fait voyager dans le temps tout en livrant une analyse des enjeux identitaires pour un réel développement de Madagascar. Interview ! </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bright News Madagascar (BNM) : A l’approche de la fête de l’indépendance, le drapeau national figure parmi les principaux symboles de souveraineté pour Madagascar. Pourriez – vous nous en dire plus à ce sujet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Julien Rakotonaivo (J.R.) : </em></strong><em>Effectivement, le drapeau national est un symbole de souveraineté. Il faut savoir que l’usage du drapeau à Madagascar ne date pas de 1958. Certes, l’actuel drapeau national – aux couleurs blanc, rouge et vert – a été choisi à l’issue d’un concours lancé en 1958 après la proclamation de l’indépendance le 14 octobre 1958. Fruit du travail d’un dessinateur du FTM (Foiben’ny taon-tsarintanin’ i Madagasikara), un dénommé Ranaivoson Andrianome.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mais historiquement, ce symbole ne faisait pas partie de la culture malgache mais plutôt anglaise, d’ailleurs le terme « saina » vient du terme anglais « sign ». Les premiers drapeaux à Madagascar ont été utilisés vers le 17<sup>ème</sup> et le 18<sup>ème</sup> siècle dans les royaumes Betsimisaraka et Sakalava qui se sont inspirés des bateaux européens avec lesquelles ils faisaient du commerce. Puis dans le royaume de l’Imerina, au 19<sup>ème</sup> siècle, le premier drapeau fut créé par Radama car il communiquait avec les Anglais. Il s’est conformé aux couleurs utilisées par Andrianampoinimerina dans ses « sampy » (amulettes). Il s’agit d’Ikelimalaza (blanc) et Manjakatsiroa (rouge). Le blanc est associé à la conquête de terres tandis que le rouge est associé à l’acquisition à d’argent. A cette époque, le drapeau est souvent utilisé pour montrer le pouvoir du roi après la conquête d’un territoire. Puis, en 1958, lorsque Madagascar a choisi le statut républicain, le drapeau national, l’hymne national, ainsi que la devise « Fahafahana, Tanindrazana, Fandrosoana », et les sceaux de l’Etat sont devenus les symboles de souveraineté.</em></p>
<figure id="attachment_740" aria-describedby="caption-attachment-740" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-740 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1.jpg" alt="" width="2048" height="1536" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/DRAPEAU-1-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-740" class="wp-caption-text">Le drapeau blanc, vert et rouge, doit être une fierté pour les Malgaches</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Selon vos souvenirs, comment s’est déroulée la première célébration au lendemain de l’obtention de l’indépendance ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>J.R : </em></strong><em>La première célébration du retour de notre indépendance s’est faite en grande pompe. Je tiens tout d’abord à insister sur le fait qu’il est question de retour d’indépendance pour Madagascar et non d’acquisition de l’indépendance. En Afrique subsaharienne, 17 pays africains ont été des colonies françaises à l’instar du Sénégal, le Gabon, le Mali, entre autres, qui ont acquis l’indépendance alors que pour Madagascar, on parle de retour de l’indépendance. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En effet, avant la colonisation en 1896, Madagascar était déjà un état souverain. A preuve, le traité de Tamatave le 23 octobre 1817 par lequel les pays du monde (la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, etc.) ont accepté la souveraineté de notre pays durant la royauté. Puis au terme de la colonisation, dans un accord avec la France, il y a eu un transfert de compétences et la déclaration d’annulation de la loi d’annexion. La proclamation de l’indépendance a été effectuée par le Président Philibert Tsiranana au Vatomasina à Imahamasina (ancienne appellation de Mahamasina, lieu d’intronisation des rois) en présence de représentants du gouvernement français.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>S’ensuivi alors un défilé militaire sur l’avenue de l’indépendance. Une tradition qui fut maintenue jusqu’en 1972, où la parade militaire a été transférée à Mahamasina après les évènements sur la place du 13 mai 1972.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Quelle est la différence entre indépendance et souveraineté ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>J.R : </em></strong><em>L’indépendance est la capacité à être autonome et ne pas dépendre d’autrui. Je peux pourtant affirmer qu’aucun pays du monde ne peut se prévaloir d’être entièrement indépendant. Même les pays les plus puissants dépendent de l’économie d’autres pays, étant donné le contexte de mondialisation et de globalisation. En revanche, la souveraineté est la capacité à prendre des décisions de manière libre, à ne pas prendre parti. A titre d’exemple, dans l’actuel conflit entre l’Ukraine et la Russie, Madagascar a toujours prôné une position de non alignement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a également deux notions à distinguer : le patriotisme et le nationalisme. Le nationalisme a plutôt une tendance à la xénophobie, au fanatisme tandis que le patriotisme relève de l’amour de la patrie. A mon avis, il faudrait davantage mettre en valeur le patriotisme au lieu du nationalisme. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : Dans le contexte actuel, qu’est – ce qui peut réellement unir les Malgaches ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>J.R :</em></strong><em> La conscience du fait que Madagascar soit un pays unique qui a sa propre identité, sa propre histoire, sa propre culture et sa propre langue doit unir les Malgaches. La langue malgache est riche. D’ailleurs, les malgaches se comprennent par une seule langue contrairement aux autres pays d’Afrique qui ont parfois besoin de langues étrangères comme le français ou l’anglais pour se comprendre. La culture peut aussi unir les Malgaches grâce à des valeurs comme le Fihavanana, la solidarité, le respect des aînées).</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Certes, la culture fait face à certaines menaces en ce moment et perd certaines bases à cause de la mondialisation et l’avancée des nouvelles technologiques notamment l’utilisation des réseaux sociaux. Il y a donc un besoin d’éducation. Comme solution pour protéger notre culture, il faudrait multiplier les publications de livres et de documents sur Madagascar. Nous devons également trouver un équilibre entre le respect de la culture malgache tout en étant ouvert aux autres cultures des autres pays à l’exemple des Japonais qui arrivent à garder leur identité alors qu’ils sont largement avancés en matière de nouvelles technologies. </em></p>
<figure id="attachment_741" aria-describedby="caption-attachment-741" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-741 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1.jpg" alt="" width="2048" height="1536" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/06/RAKOTONAIVO-1-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-741" class="wp-caption-text">L&rsquo;écrivain et journaliste culturel insiste sur l&rsquo;importance de l&rsquo;éducation</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : En dépit de certaines divergences, pensez – vous qu’il y a de l’espoir pour que Madagascar atteigne le développement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>J.R :</em></strong><em> Quel que soit le pays, il existe toujours des différences d’opinions mais le pire c’est d’en arriver aux guerres civiles. Au contraire, les divergences d’idées sont une base pour la démocratie. En revanche, il faut préserver la solidarité afin de protéger les intérêts supérieurs de la Nation, unir les forces pour le développement. Le seul adversaire est la pauvreté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Selon mon point de vue, le développement dépend essentiellement de l’éducation. Quand la population jouit de besoins essentiels comme la santé, l’habitation, la nourriture et l’éducation, cela conduira au développement de Madagascar. Il n’y a pas de pays voué à ne pas évoluer. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>BNM : En cette célébration du 64<sup>ème</sup> anniversaire de l’indépendance de Madagascar, sur quel aspect devrait – on mettre l’accent ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>J.R : </em></strong><em>Je partirais sur la devise de la célébration du 64<sup>ème</sup> anniversaire de l’indépendance : « Madagasikara mandroso, Malagasy miara – mientana ho an’ny fampandrosoana ». Ainsi, le plus important est de faire briller et d’amener Madagascar vers le développement. Cela ne relèvera pourtant pas du miracle divin. La première responsabilité revient aux Malgaches et non aux étrangers.  Les Malgaches animés par le patriotisme sont les premiers responsables du développement de Madagascar.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/julien-rakotonaivo-madagascar-a-besoin-de-patriotes/">Julien Rakotonaivo : « Madagascar a besoin de patriotes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Elsie Black : L’américaine qui parle malgache depuis plus de 12 ans</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/peace-corps-elsie-black-lamericaine-qui-parle-malgache-depuis-plus-de-12-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 May 2024 19:27:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=701</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elle est américaine mais elle parle couramment le malgache. Elle<a class="moretag" href="https://www.brightnews-mada.com/peace-corps-elsie-black-lamericaine-qui-parle-malgache-depuis-plus-de-12-ans/"><u> -LIRE LA SUITE</u></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/peace-corps-elsie-black-lamericaine-qui-parle-malgache-depuis-plus-de-12-ans/">Elsie Black : L’américaine qui parle malgache depuis plus de 12 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elle est américaine mais elle parle couramment le malgache. Elle a même décidé de s’installer à Madagascar. Elle, c’est Elsie Black. Son premier contact avec Madagascar remonte en 2011 en tant que volontaire du « Peace Corps ». A cette époque, elle a effectué une mission de deux ans jusqu’en 2013 avant de renouveler pour une année supplémentaire jusqu’en 2014. Elle parle donc la langue malgache depuis plus d’une douzaine d’années.</p>
<p style="text-align: justify;">Très à l’aise avec la langue locale dans un vocabulaire presque parfait, Elsie ne cache pas son profond attachement pour la Grande île. Elle s’exprime avec un léger accent de l’Est car s’est particulièrement familiarisée avec le dialecte Betsimisaraka. Basée à Andasibe, Moramanga lors de sa première mission, elle a travaillé de près avec une association dénommée Mitsinjo dans la gestion de la forêt d’Andasibe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une aventure enrichissante </strong></p>
<p style="text-align: justify;">En racontant son expérience en tant que volontaire, Elsie est à la fois ravie et nostalgique. « Nous vivions dans un petit village composé de 6 maisons sans eau ni électricité. La vie était simple. J’ai appris à parler malgache en s’invitant dans les foyers. Les gens nous apprennent beaucoup de choses surtout les us et coutumes. (…) », confie – t – elle. Elsie apprécie particulièrement la compagnie des habitants dans les campagnes. « On me demande souvent si je n’avais pas peur d’habiter seule. Non, je n’avais pas eu peur car dans les campagnes, les gens nous protègent. Ils nous accueillent dans leur maison et nous apprennent comment piler le riz, par exemple », explique – t – elle le sourire aux lèvres.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle ne manque pas de relever avec amusement certaines différences entre la culture malgache et celle américaine. « J’ai appris à me familiariser avec les habitudes des Malgaches. Aux Etats – Unis, quand c’est l’heure, c’est l’heure. Mais, ici, quand un évènement commence à 9 heures, il arrive que le discours des officiels ne commence réellement qu’à 11 heures », évoque – t – elle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Proximité avec le monde rural</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elsie a notamment contribué à la mise en place d’un programme d’éducation environnementale qui a été appliqué dans plusieurs écoles. Elle s’occupait également de la recherche et la mise en lien de techniciens qui peuvent fournir des encadrements techniques aux agriculteurs. Après Andasibe, Elsie a poursuivi sa mission à Fénérive – Est. « Madagascar est un pays merveilleux et accueillant. J’ai particulièrement apprécié l’échange d’expériences et de pratiques culturelles avec les malgaches », déclare – t – elle encore.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2015, Elsie est rentrée aux Etats – Unis mais a gardé le contact avec ses amis malgaches. « Des fois, certaines de mes connaissances continuent de m’appeler, c’est pour cette raison que je suis revenue sans hésitation en 2022. La qualité et la facilité de mes échanges avec les Malgaches m’ont convaincu de rester ici », argumente – t -elle. Aujourd’hui, elle habite à Toamasina et travaille au sein d’une société pour la collecte de produits locaux ainsi que leur exportation vers les Etats – Unis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1600 volontaires depuis 30 ans</strong></p>
<figure id="attachment_704" aria-describedby="caption-attachment-704" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-704 size-full" src="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1.jpg" alt="" width="2048" height="1536" srcset="https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1.jpg 2048w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-300x225.jpg 300w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-1024x768.jpg 1024w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-768x576.jpg 768w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-678x509.jpg 678w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-326x245.jpg 326w, https://www.brightnews-mada.com/wp-content/uploads/2024/05/PEACE-CORPS-1-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-704" class="wp-caption-text">Le Peace Corps fête ses 30 ans de service dans la Grande île</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Crée en 1961 par le Président américain, John Fitzgerald Kennedy, le « Peace Corps » est une agence indépendante du gouvernement américain qui met en avant les valeurs comme la paix et l’amitié dans le monde. Le « Peace Corps » arrive à Madagascar en 1993 et célèbre aujourd’hui ses 30 années de service dans le pays. Les volontaires travaillent dans le domaine de l’éducation, l’agriculture, la santé, entre autres. Depuis sa création, 1600 bénévoles sont venus à Madagascar, sur les 240 000 répartis dans le monde. La durée de mission d’un volontaire s’étend sur deux ans, renouvelable un an. Avant de rejoindre leur lieu de mission dans les quatre coins de la Grande île, les bénévoles suivent une formation à Mantasoa et doivent obligatoirement apprendre la langue malgache.</p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/peace-corps-elsie-black-lamericaine-qui-parle-malgache-depuis-plus-de-12-ans/">Elsie Black : L’américaine qui parle malgache depuis plus de 12 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Personnes à Haut potentiel intellectuel (HPI) à Madagascar : Des génies incompris!</title>
		<link>https://www.brightnews-mada.com/hpi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bright News Madagascar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 13:20:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mise en lumière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.brightnews-mada.com/?p=93</guid>

					<description><![CDATA[<p>Surdoués ; Haut Potentiel Intellectuel (HPI). Des termes qui font penser à des personnes intelligentes voire exceptionnellement brillantes. <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.brightnews-mada.com/hpi/" title="Personnes à Haut potentiel intellectuel (HPI) à Madagascar : Des génies incompris!">(Lire la suite)</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/hpi/">Personnes à Haut potentiel intellectuel (HPI) à Madagascar : Des génies incompris!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Explications du docteur Fy Ranaivo Rasata, Psychologue clinicienne</strong></p>
<p align="justify"><strong>Surdoués ; Haut Potentiel Intellectuel (HPI). Des termes qui font penser à des personnes intelligentes voire exceptionnellement brillantes. On n’en entend souvent parler que dans les films. Mais que savons-nous réellement de cette frange de la population qui, souvent, reste dans l’ombre. Ils sont des enfants ou des adultes. A Madagascar ; beaucoup ignore leur singularité. Docteur Fy Ranaivo Rasata, Psychologue clinicienne répond à nos questions et nous éclaire sur le mode de pensée de ces personnes dotées de faculté intellectuelle supérieure à la moyenne !</strong></p>
<p><strong>Bright News Madagascar (BNM) : Selon votre point de vue de Psychologue, comment pourrait – ont décrire une personne surdouée ?</strong></p>
<p align="justify"><strong><em>Docteur Fy Ranaivo (Dr.) : </em></strong><em>Une personne surdouée ou HPI (Haut Potentiel Intellectuel) est une personne ayant un fonctionnement cognitif spécifique. Elle dispose d’une capacité nettement supérieure à la moyenne de la population étant donné son quotient intellectuel qui dépasse 130. Certains tests psychométriques sont aussi utilisés pour détecter les personnes HPI.</em></p>
<p><strong>BNM : A quoi reconnait – on un enfant ou une personne surdouée ? Quels sont les éventuels signes dans leur comportement ou leur façon de réagir ?</strong></p>
<p align="justify"><em>Un enfant ayant une difficulté scolaire peut être un HPI parce qu’il ne s’intéressera pas aux choses qu’il comprend rapidement. Il n’aime pas la répétition et a soif d’apprendre de nouvelle chose à chaque fois. Un enfant qui s’ennuie beaucoup en classe doit attirer l’attention des enseignants car cela pourrait signifier que ce qu’on lui enseigne ne correspond plus à son niveau intellectuel. </em><em>Certains enfants HPI auraient tendance à répondre de la manière la plus élaborée, sans inhibition, ce qui les amènerait à considérer l’adulte comme un pair.</em></p>
<p align="justify"><em>Les HPI ont une passion pour l’apprentissage et quand ils pensent, ils </em><em>explorent simultanément de nombreuses réflexions différentes et font des connexions entre des idées qui peuvent sembler non liées à d’autres. Cela s’appelle les pensées arborescentes : l’image de plusieurs branches reliées par un seul tronc d’arbre. </em></p>
<p align="justify"><em>Ils sont également capables d’anticiper les besoins et les préoccupations des autres puisqu’ils sont de nature très empathique. </em></p>
<p align="justify"><em>Ils sont très créatifs et manifestent une forte curiosité sur les sujets qui les intéressent.</em></p>
<p align="justify"><strong>BNM : Quels pourraient être les avantages ou les inconvénients d’être une personne surdouée dans la société ? </strong></p>
<p align="justify"><strong><em>Dr. : </em></strong><em>Comme je l’ai mentionné au début de cette interview, un HPI a une capacité nettement supérieure à la moyenne de la population, ce qui va créer en lui un sentiment de décalage avec les autres. Il est faux de croire qu’avoir une grande intelligence épargne une personne de toute difficulté. Certes, ils ont de nombreux atouts pour réussir mais le fait d’avoir une activité intellectuelle envahissante et de réfléchir d’une façon différente de celle des autres pourrait toujours être une source de problèmes. Les difficultés d’intégration sociale font partie des inconvénients d’être un HPI car la majorité de la population n’est pas en capacité de comprendre ce qu’ils disent lorsqu’ils essayent d’exprimer leurs idées par exemple. Ils ont du mal à trouver leurs places dans la société et de se plier aux règles qui y sont établies.</em></p>
<p align="justify"><em>Par contre, puisqu’ils sont de nature très empathique et qu’ils sont capables d’anticiper les besoins et les préoccupations des autres, ils sont aussi des membres précieux au sein de leurs communautés.</em></p>
<p align="justify"><strong>BNM : Qu’en est – il des personnes surdouées à Madagascar ? Comment sont-elles perçues ?</strong></p>
<p align="justify"><strong><em>Dr. : </em></strong><em>Les HPI existent sûrement à Madagascar (…) mais il est possible que les personnes ou les parents des enfants concernés refusent de voir la réalité en face alors qu’ils ont besoin du suivi d’un Psy.</em></p>
<p align="justify"><em>Dans la société, ils sont souvent traités différemment à cause de leur façon de penser qui sort de ce que la société qualifierait de normale. Ils sont souvent étiquetés comme des personnes qui « se la raconte » ou des « monsieur/mademoiselle/madame je sais tout » &#8230;etc</em></p>
<p align="justify"><strong>BNM : Avez-vous déjà eu l’occasion de croiser des personnes ou des enfants HPI durant votre carrière ?</strong></p>
<p><strong><em>Dr. :  </em></strong><em>A vrai dire, je n’ai pas encore beaucoup d’expériences avec les HPI (…), cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas à Madagascar. Je dirais plutôt qu’ils ne sont pas diagnostiqués. D’après les expériences que j’ai eues auprès des écoles privées de la Capitale, lorsque les enseignants remarquent des comportements inhabituels qui perdurent chez un enfant et qu’ils en parlent aux parents, ces derniers pensent souvent qu’il incombe aux enseignants de les gérer car cela fait partie de leur travail.</em></p>
<p align="justify"><em>A titre d’exemple, je suis actuellement un enfant qui manifeste des signes de TDAH (Trouble déficit du comportement avec ou sans hyperactivité) et sa famille m’a parlé de son parcours scolaire et du fait que ses enseignants n’arrivent pas à la comprendre. Au final, j’ai dû expliquer aux responsables de son école que le fait d’être un TDAH est inné. C’est alors qu’ils ont commencé à me parler d’autres cas inhabituels parmi leurs élèves. Ils ont alors tenté de parler aux parents en leur conseillant d’emmener leurs enfants chez un Psy. Une suggestion que les parents ont pris pour une insulte envers les enfants concernés. Tout cela pour vous dire que le mot « Psy » ou « Psychologue » est encore difficile à entendre pour les malgaches (…). Cela devient un blocage pour nous, ainsi que pour l’enfant qui a portant besoin d’aide.</em></p>
<p><strong>BNM : Est – ce qu’on peut dire que les surdoués sont des personnes au – dessus du lot ? Que peuvent – elles apporter de plus pour la société ?</strong></p>
<p><strong><em>Dr. :  </em></strong><em>Pourquoi dirait-on qu’ils sont au-dessus du lot si eux aussi rencontrent des difficultés comme nous ? Ils sont différents certes, mais cela ne fait pas d’eux mieux ou moins bien que les autres.</em></p>
<p align="justify"><em>Les HPI peuvent être une force de propositions et aider la société à avoir une autre vision (positive) des choses. Voir les choses autrement comme on dit et avoir des idées plus originales.</em></p>
<p align="justify"><strong>BNM : Les enfants surdoués ont – ils besoins d’une éducation différente des autres ou de fréquenter une école spécialisée, par exemple ?</strong></p>
<p align="justify"><strong><em>Dr. : </em></strong><em>À cause du décalage qu’ils ont avec les autres, les enfants HPI logiquement ont besoin d’une éducation spécialisé avec les enseignants spécialisés qui comprennent et maitrisent leurs conditions. Cependant j’aimerai quand même parler de l’inclusion car ces enfants n’ont pas choisi d’être ce qu’ils sont mais sont nés ainsi. La société leur rendra un grand service en les acceptants pour ce qu’ils sont. (L’inclusion est un autre sujet à part qui devrait être également discuté plus souvent).</em></p>
<p align="justify"><strong>BNM : Est-ce que les surdoués font face à des troubles du comportement ou des formes d’incompréhension ? Ont – ils besoin de prises en charge psychologiques particulières ?</strong></p>
<p align="justify"><strong><em>Dr. : </em></strong><em>Les HPI se retrouvent souvent avec l&rsquo;impression d&rsquo;être en décalage constant avec les autres, et peuvent avoir du mal à le gérer. Lorsque ce décalage est trop fort, ils peuvent avoir besoin d’un accompagnement psychologique, non pas parce qu’ils sont HP mais parce qu’ils se retrouvent en situation de souffrance (un état qui peut arriver à tout le monde). De</em><em> même lorsqu’ils sont absorbés par les émotions et ne parviennent pas à maîtriser leurs hypersensibilités.</em></p>
<p align="justify"><strong>BNM : Avez – vous des conseils à donner aux parents ou aux proches de ces personnes surdouées ?</strong></p>
<p align="justify"><strong><em>Dr. : </em></strong><em>Il faut comprendre qu’être un HPI est une singularité et non une faiblesse. Les parents et les proches de ses derniers doivent les accepter pour ce qu’ils sont et doivent comprendre que c’est une grande richesse mais peut aussi générer une fragilité et des souffrances. Il est donc important d’être bienveillant envers les HPI. Il est important également de leur donner le maximum de soutien parce que dans la société, ils ne se sentent pas bienvenus à cause de leurs conditions. En tant que proches, votre rôle est de les voir entièrement pour tout ce qu’ils sont et d’être là pour eux, d’être compréhensifs.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.brightnews-mada.com/hpi/">Personnes à Haut potentiel intellectuel (HPI) à Madagascar : Des génies incompris!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.brightnews-mada.com">Bright News Madagascar</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
