Journalisme : La profession compte 35% de femmes

Le nombre de femmes journalistes augmente peu à peu

Le métier du journalisme est en perpétuelle évolution à Madagascar. A en croire les statistiques de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM), le pays compte plus de 2000 journalistes – 2050 plus précisément – détenteurs de la carte professionnelle. Ils travaillent dans l’audiovisuel (télévision ou radio), la presse et la presse en ligne. La majorité est issue des médias traditionnels, notamment la radio. « Bien que les nouveaux médias soient en plein essor, les journalistes en ligne demeurent encore minoritaires parmi les professionnels », explique Monica Rasoloarison, présidente de l’OJM, dans une interview accordée à Bright News Madagascar.

Concernant la question de genre dans le métier, le nombre de femmes est encore inférieur à celui des hommes pour le moment. La gent féminine représente 35% du nombre total des journalistes recensés jusqu’ici. Bien que ce taux soit encore bas par rapport aux hommes, une participation croissante et rassurante des femmes dans la profession est observée. Les descendantes d’Eve qui occupent des postes à responsabilité comme celui de Rédactrice en Chef ou Directrice de Publication sont de plus en plus nombreuses, notent également l’OJM.

L’effectif des journalistes pourrait encore être révisé à la hausse puisque l’OJM prévoit encore de procéder à une dernière vague de délivrance de cartes professionnelles très bientôt. A part l’octroi de ces cartes, l’OJM – en tant qu’organisme qui regroupe les journalistes professionnels malgaches – veille également au respect de l’éthique et de la déontologie dans l’exercice du métier, tout en protégeant les journalistes contre toutes formes d’abus, entre autres.

Des rebondissements en 50 ans 

L’OJM souffle ses 50 bougies cette année 2024. Historiquement, un arrêté du 24 avril 1974 a rendu officiel l’existence de cet organisme, s’ajoutant à une ordonnance et un décret publiés la même année. La participation des femmes au sein de cette entité a également connu un rebondissement. En effet, le premier président de l’Ordre fut le fondateur et directeur du journal « Maresaka », dénommé Ralaiarijaona. Il a été succédé par cinq autres présidents à savoir le Père Rémi Ralibera, Anicet Andriantsalama, James Ramarosaona, Ruffin Rakotomaharo et Gérard Rakotonirina. Il a fallu attendre jusqu’en 2021, soit 47 ans après la naissance de l’OJM, pour voir une femme à la tête de cette entité. Femmes ou hommes, le combat des journalistes malgaches a toujours été mené sans distinction de genre.

« La dépénalisation des délits de presse figure parmi les étapes majeures franchies au cours de cette demi – centenaire », souligne Monica Rasoloarison. Pour marquer le 50ème anniversaire de l’OJM, elle annonce l’organisation de diverses activités dont la célébration officielle de la journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai prochain ou encore les rencontres sportives qui se tiendront durant la journée du 4 mai. Cette commémoration s’articule autour de la vision de l’OJM : « Journalistes professionnels, unis pour le développement ».

La grande famille de la presse malgache accueillera également les assises africaines du journalisme prévues cette année. Pour l’organisation de cet évènement l’OJM reçoit l’appui de l’agence Dujardin Delacour. Bien que la date ne soit pas encore fixée, ces assises aborderont les nouveaux défis auxquels le métier du journalisme est confronté à l’heure de la nouvelle technologie.